🇫🇷 Paris : 3 policiers condamnés à 5 mois de sursis pour violences lors de contrôles d’identité.

par Y.C.
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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné trois policiers ce mercredi à 5 mois de prison avec sursis et 2000€ de dommages et intérêts pour violences sur deux adolescents, en 2014 et 2015. Les policiers ont décidé de faire appel de cette décision.

La plainte avait été déposée en 2015 par 18 filles et garçons âgés de 14 à 18 ans, dénonçant du « harcèlement » de la part de plusieurs policiers et notamment des violences durant des contrôles d’identité. Les policiers visés sont ceux de la Brigade de Soutien des Quartiers (BSQ) du XIIe arrondissement de la capitale.

Dans leurs déclarations, les adolescents ont décrit des insultes, parfois racistes, des coups et des humiliations lors des palpations de sécurité écrit franceinfo.

L’une des victimes, Yassine, a expliqué avoir reçu « une gifle » de la part d’un policier, et d’avoir été ramené au commissariat « sans raison ». Ce même adolescent a déclaré avoir reçu un coup au visage six mois plus tard.

Une autre victime, Julie, âgée de 14 ans au moment des faits a raconté avoir été « frappée à la cuisse avec une matraque » et « aspergée de gaz lacrymogène » en juillet 2015. Une intervention faisant suite à de la musique trop forte sur la voie publique explique BFMTV.

Les deux victimes ont fourni des certificats médicaux mentionnant une ITT (incapacité totale de travail) inférieure à 8 jours.

La plainte visait 11 policiers et 44 faits

Pour la présidente du tribunal, il s’agit d’une force utilisée de façon « illégitime ». « Les policiers devaient avoir un comportement irréprochable » a-t-elle ajouté.

Au total, la plainte des 18 adolescents visait 44 faits, dénoncés le 17 décembre 2015, et visait 11 policiers.

Le parquet avait requis entre trois et cinq mois de prison avec sursis contre les trois prévenus. Tandis qu’un quatrième policier a été relaxé « en l’absence d’éléments de preuves suffisants », trois fonctionnaires ont quant à eux été condamnés à 5 mois de prison avec sursis. Une condamnation qui sera inscrite à leur casier judiciaire.

Les trois policiers vont faire appel

Ces derniers ont fait savoir par la voix de leur avocat Me Jérôme Andreï, qu’ils allaient faire appel de ce jugement en première instance.

Pour l’un des avocats des victimes Me Slim Ben Achour : « les policiers ne peuvent pas se comporter comme des délinquants ». « Ce procès était celui de la violence ordinaire de la part de policiers qui devraient être là pour garantir les droits », a-t-il ajouté.

Actu17.