🇫🇷 Paris : Les agents doivent verbaliser 400 véhicules par jour sous peine de perdre leur prime.

   par C. Laudercq et R. Lefras.
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Les employés des sociétés Moovia et Streeteo, mandatées par la ville de Paris pour la verbalisation de véhicules sur les emplacements payants, se plaignent de leurs conditions de travail.

Le personnel de ces sociétés est, en grand majorité, recruté par l’intermédiaire de pôle emploi ou au sein de sociétés d’intérim.

400 contraventions par jour

Après une formation “assez rapide”, selon les agents, les employés doivent verbaliser 400 voitures par jour sous peine de perdre leur prime mensuelle, ce qui engendre un certain nombre d’erreurs.

Des consignes contradictoires

Les agents verbalisateurs ont attiré l’attention sur les consignes parfois contradictoires qui leur sont données. Par exemple, il leur a été demandé de verbaliser les véhicules de police banalisés, pour ensuite leur demander de ne plus le faire.

Beaucoup de démissions

Un nombre important d’agents ont déjà démissionné. Par conséquent, le recrutement est parfois moins sélectif comme le démontre l’interpellation récente de deux agents, l’un sans permis de conduire, l’autre conduisant sous l’effet de produits stupéfiants.

Des agressions

Les agents se sont plaints aussi des agressions verbales et physiques dont ils font l’objet quotidiennement.

Quant aux dirigeants de ces sociétés, ils mettent en exergue le fait que leurs agents, quel que soit le temps ou la perception du public à leur égard, accomplissent leur mission relate Le Parisien.

Actu17.