🇫🇷 #Paris Dans le coma depuis son interpellation, l’homme est en état de mort cérébrale. L’IGPN saisie.

   par C. Laudercq et R. Lefras.
Illustration.

Le 9 novembre dernier, Massar D. âgé de 19 ans, était interpellé par la police à la Gare du Nord, à Paris. L’homme avait des dizaines de « pochons de crack » dans la bouche. Dans le coma, il a été déclaré en état de mort cérébrale.

Le Parquet de Paris a confié l’enquête à l’Inspection Général de la Police Nationale, afin que le déroulement exacte de l’interpellation soit déterminé. Une seconde enquête a été ouverte après la saisie de produits stupéfiants sur l’interpellé.

Les policiers de la brigade des réseaux ferrés (BRF) avaient repéré peu après 20 heures Massar D. à la Gare du Nord, ce jeudi 9 novembre, le soupçonnant de se livrer à un trafic de drogues. Se sentant exposé à une interpellation, l’homme avait décidé de prendre la fuite dans les couloirs de la gare.

L’homme courait avec 30 pochons de crack dans la bouche

Alors qu’il avait finalement été rattrapé par les policiers, le suspect avait été « amené au sol » selon une source proche de l’enquête citée par 20 minutes. Un geste technique et professionnel d’intervention fréquemment utilisé par les forces de l’ordre, afin de maîtriser un individu mais également pour procéder à son menottage plus facilement, si l’interpellé se montre virulent notamment.

L’homme dans le coma est en état de mort cérébrale

L’homme interpellé sera victime d’un malaise après avoir recraché « trente pochons de crack » se trouvant dans sa bouche, selon le parquet. A l’arrivée des secours, Massar D. se trouvait en arrêt cardiaque. Son cœur est reparti mais les lésions cérébrales sont irréversibles explique 20 minutes.

Deux autres pochons ont été retrouvés par les médecins dans les voies respiratoires de l’interpellé selon l’hebdomadaire Le Point.

Une source proche de l’enquête citée par ce même hebdomadaire indique que la scène a été filmée par les vidéosurveillances de la gare, à l’exception du lieu de l’interpellation, où aucune caméra ne se trouve.

L’IGPN devra déterminer si oui ou non les policiers ont commis une faute durant l’interpellation de cet homme. Selon cette même source, les fonctionnaires n’en auraient commis aucune.

Actu17.