🇫🇷 Paris : Des milliers de faux contrôles de stationnement par la société Streeteo.

par Y.C.

Un scandale vient d’être révélé au sujet d’une manipulation des chiffres par la société Streeteo en charge de la verbalisation du stationnement à Paris.

Ce mercredi, un ex-employé a révélé comment Streeteo a gonflé les chiffres du nombre de contrôles de stationnements dans la Capitale. Celui-ci a publié une vidéo sur internet pour illustrer ses propos. L’information a été confirmée par le Canard Enchaîné ce mercredi.

Des contrôles… virtuels

Le système est simple : les agents se réunissent dans un bureau et enregistrent des faux contrôles dans leur mobile dédié à la verbalisation, non sans avoir désactivé leur positionnement GPS. Et ils entrent à la chaîne les immatriculation enregistrées par les véhicules lecteurs automatiques de plaques d’immatriculations (LAPI) les jours précédents. Les agents justifiaient leur non-verbalisations par des motifs fallacieux. « La consigne était, en enregistrant les plaques, de donner un faux motif pour justifier l’absence de FPS (contravention) » rapporte un ex-employé.

Tenir les objectifs imposés par la Ville de Paris

Le système a été mis en place pour atteindre les objectifs chiffrés de contrôles de stationnement imposés par la Mairie de Paris, depuis la privatisation du stationnement payant le 1er janvier 2018. Un ancien chef d’équipe Streeteo dénonce : « C’est un système que l’entreprise a mis en place pour gonfler les chiffres de contrôle. Très vite, en janvier, Streeteo s’est rendu compte qu’on ne pourrait pas attendre les objectifs de la Ville de Paris. Après avoir mis en place ce système, au moins la moitié des contrôles étaient effectués dans le bureau ».

60 000€ de pénalité

La Ville de Paris, qui a découvert le pot-au-roses en vérifiant les statistiques de certains motifs de non-verbalisations trompeurs, a décidé de pénaliser ma société Streeteo à hauteur de 60 000€, relate Le Parisien.

Actu17.