🇫🇷 Paris : Des victimes des attentats du 13 novembre veulent faire reconnaître la responsabilité du ministère de l’Intérieur.

par Y.C.
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Une trentaine de victimes ou proches de victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont formé un recours contre l’État pour que soit engagée la responsabilité du ministère de l’Intérieur. 

Les familles des personnes décédées et les blessés ont estimé qu’il y a avait eu dysfonctionnement et mêmes fautes de l’État en ne donnant pas l’autorisation aux militaires de la force Sentinelle de pénétrer dans le Bataclan.

Les victimes s’interrogent

Les victimes se questionnent : si les militaires avaient reçu l’ordre de pénétrer dans les lieux, le bilan aurait-il été si lourd ?

Pour les familles, c’était une erreur de ne pas autoriser ces militaires à intervenir tout comme leur interdire de donner leurs armes aux fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) insuffisamment équipés. De plus, certaines familles ont décidé de déposer une plainte au pénal contre X pour non-assistance à personne en péril.

Les services de renseignements pointés du doigt

Ces recours devant la justice visent également de « graves dysfonctionnements » concernant la surveillance des terroristes. Certaines surveillances, comme celle de Samy Amimour, l’un des kamikazes du Bataclan, avaient été interrompues et bien que son passeport lui ait été retiré, il avait réussi à s’en faire délivrer un autre par la Préfecture.

Le fichier des personnes recherchées, dans un cas semblable aurait dû être consulté, ce qui n’a pas été fait. Samy Amimour avait donc pu quitter le territoire national et se rendre en Syrie pour y revenir facilement peu avant les attentats.

Les familles des victimes pointent également du doigt les services de renseignements français qui n’ont pas coopéré avec les services de renseignements étrangers principalement avec ceux de la Belgique.

Les familles requérantes demandent une indemnité d’environ 20 000 euros par personne pour ces manquements, relate Franceinfo.

Actu17.