🇫🇷 Paris : Une employée de “Life for Paris” qui avait perçu 25.000 € d’indemnités interpellée pour escroquerie.

   par C. Laudercq et R. Lefras.

Une femme de 48 ans, employée par l’association Life for Paris, a été interpellée pour s’être fait passer pour une victime des attentats du 13 novembre 2015. Son procès prévu mercredi a été renvoyé à la demande de son avocat.

Mardi, les policiers ont interpellé une femme de 48 ans, Florence M., pour escroquerie. L’intéressée, s’étant faite passer pour une victime des attentats de Paris, a perçu une indemnité de 25 000 euros versée par le Fonds de garantie des victimes de terrorisme (FGTI).

Pour justifier sa demande d’indemnité, Florence M. avait produit un certificat médical prescrivant une Incapacité Totale de Travail (ITT) de 30 jours pour un traumatisme inventé. La simulatrice avait déposé une plainte en février 2016 en tant que victime de l’attentat du Bataclan.

Le président de l’association “Life for Paris” démasque son employée

Florence M. a été employée par l’association “Life For Paris”, d’abord comme bénévole puis comme salariée en 2017. Elle s’était présentée comme “agent artistique” d’un groupe de rock.

C’est le Président de cette association qui a soupçonné cette femme lorsqu’il a eu, entre les mains, une facture d’achat de billets pour le concert des “Eagles of Death Metal”. Il s’agissait pour lui d’un faux assez grossier.

Les soupçons se sont intensifiés lorsque le Président de l’association a appris que la mise en cause avait un rendez-vous avec le médecin-conseil du FGTI. C’est ainsi qu’il s’est décidé à faire un signalement.

Le personnel de l’association a donné le change

Durant plusieurs mois, le personnel de l’association, au courant des agissements de l’employée, a fait en sorte qu’elle ne se doute de rien. Ce personnel s’est rendu compte que Florence M. s’était servie des documents de véritables victimes pour confectionner les siens.

Déjà condamnée à trois reprises pour escroquerie

La mise en cause a déjà été condamnée à trois reprises pour des faits d’escroquerie. Le jour des attentats, elle portait un bracelet électronique, sa peine ayant été aménagée.

Sa comparution immédiate prévue mercredi au tribunal de Créteil a été renvoyée. L’avocate de la prévenue a demandé une expertise psychiatrique, ce à quoi le juge s’est opposé, relate Le Parisien.

Actu17.