Paris : Il se cogne volontairement la tête contre un mur et accuse les policiers de violences


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme âgé de 40 ans a été jugé par le tribunal de Paris ce lundi pour avoir accusé les policiers de violences, alors qu’il s’était lui-même tapé la tête contre un mur lors de son interpellation. Il ne l’avait pas remarqué mais l’un des fonctionnaires avait filmé la scène.


Sans cette vidéo, la procédure aurait sans doute était bien plus longue pour les policiers, qui auraient notamment été entendus à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). C’est lors de l’interpellation d’un homme âgé de 40 ans prénommé Younes, que cette affaire rapportée par Le Parisien, s’est produite. Mercredi dernier vers 16h15, l’homme a croisé une patrouille de police à la gare Saint-Lazare à Paris (VIIIe) alors qu’il était au téléphone avec son masque sur le menton.

Soudain, le quadragénaire se met à filmer les policiers en se mettant juste devant eux. Après quelques échanges, il les insulte : « Sales bâtards, bande de fachos ». « Je vais t’égorger, toi et tes enfants », aurait-il également lancé à l’un des fonctionnaires. Des menaces de morts qui ont conduit directement à son interpellation.

Peu après, Younes a décidé d’accuser de violences les policiers qui venaient de l’interpeller. Pour ce faire, il se cogne violemment la tête contre un mur. Son front est en sang et il est conduit à l’hôpital. Toute la scène a été filmée par l’un des fonctionnaires.

Déjà condamné à douze reprises, il était en semi-liberté

L’homme a été jugé ce lundi pour outrages et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique, mais également pour dénonciation calomnieuse. Lors de l’audience, le prévenu qui a déjà douze mentions sur son casier judiciaire, notamment pour rébellion et menaces de mort sur conjoint, a nié avoir voulu simuler des violences de la part des forces de l’ordre. Il a finalement expliqué son geste par le fait qu’il était très en colère après avoir été verbalisé à hauteur de 135 euros pour le non-port du masque. En outre, il a reconnu les insultes mais pas les menaces de mort.


Au moment des faits, le prévenu était déjà placé sous un régime de semi-liberté, depuis le 10 décembre. Après avoir rappelé ses précédentes condamnations, la procureure a requis une peine de dix mois de prison ferme. L’avocate du mis en cause, Me Hajiba Jebbouri, a de son côté mis en avant le projet de réinsertion de son client, qui est en cours. En cas de mandat de dépôt, « il va perdre son emploi », a-t-elle appuyé.

Younes a finalement évité un retour en prison et a écopé d’une peine de six mois de prison, qui seront aménagés par le juge d’application des peines (JAP).