Paris : La police judiciaire saisit des armes de guerre et de la drogue, 7 interpellations


Illustration. (Shutterstock)

Fusils d’assaut, fusil à pompe, armes de poing, gilets pare-balle… Les perquisitions effectuées par les enquêteurs ont payé.


L’enquête au long cours a débuté en avril dernier, à la suite d’un « tuyau » recueilli par l’Office central de lutte contre la criminalité (OCLCO). Deux frères, Samir et Mohamed R. âgés de 28 ans et 37 ans, et cinq autres suspects ont été interpellés mardi, à Paris.

Visés par une information judiciaire ouverte au mois de juin, les deux caïds et leurs comparses se livraient à un trafic d’armes et de drogue. Ils sont poursuivis pour « infraction à la législation sur les armes et les stupéfiants » ainsi que pour « association de malfaiteurs », rapporte Le Parisien.

Le domicile d’une « nourrice » perquisitionné

Les limiers de la police judiciaire ont identifié une nourrice et localisé son domicile. La perquisition menée dans ce logement du XXème arrondissement de la capitale a été fructueuse.

Deux fusils d’assaut, un fusil à pompe, une carabine .22 long rifle, 3 pistolets semi-automatiques, 2 gilets pare-balles, une cagoule et plusieurs centaines de munitions ont été saisies. Certaines armes étaient emballées sous film plastique pour éviter de laisser des traces d’ADN lors de la revente, précise le quotidien francilien.


D’autres perquisitions ont conduit les enquêteurs à saisir trois autres pistolets semi-automatiques notamment, mais aussi de l’ecstasy et de la cocaïne en faible quantité.

Deux suspects aux casiers judiciaires bien fournis

Les deux frères R. ne sont pas inconnus des tribunaux : vols avec violence, extorsion de fonds, association de malfaiteurs, transport de stupéfiants, vol de véhicules, figurent parmi les mentions de leurs casiers judiciaires.

Cette fois, les investigations ont permis de déterminer qu’ils se livraient à un trafic de cocaïne et d’ecstasy, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Ils sont soupçonnés d’avoir importé la drogue des Pays-Bas par livraison de 500 cachets ou d’un kilo.

Un trafic d’arme a aussi été détecté. Les armes étaient revendues « entre 2 500 et 3 000 euros » par unité, précise l’adjoint du chef de l’OCLCO.

Placés en détention provisoire

Les deux nourrices ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Elles ont été mises en examen et écrouées ce vendredi, tout comme les deux frères R. et un troisième malfaiteur.