🇫🇷 Paris : Le faux taxi qui avait été filmé par ses victimes a été interpellé.

par Y.C.
Capture de la vidéo enregistrée par les victimes. DR.

Le suspect comparaissait ce jeudi devant la justice. Il a été condamné à été condamné à un an de prison dont 4 mois avec sursis, sans mandat de dépôt. Le ministère public avait requis un an de prison ferme avec mandat de dépôt.

L’homme, Enock C. un Haïtien de 25 ans domicilié à Saint-Gratien dans le Val-d’Oise, avait fait le buzz bien malgré lui. Il avait été filmé par des touristes thaïlandais qu’il avait escroqués.

Le suspect a été interpellé par la police mardi. Lors d’une perquisition chez sa compagne, les enquêteurs ont découvert trois véhicules à son nom, une fausse carte de VTC et 360 euros en espèces. Il doit être jugé devant le tribunal correctionnel de Paris en comparution immédiate ce jeudi, révèle Le Parisien.

Il réclame 247 € avec un faux taximètre

Surprise lorsque le faux taxi a présenté la facture aux deux touristes, transportés de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à leur hôtel du XIème arrondissement. Il leur a réclamé 247 euros pour une course évaluée par des professionnels à… 50 euros.

Retrouvé grâce à la vidéo

Face au refus des clients de payer, et à leur demande d’explications, le suspect a présenté un certificat d’assurance, la faisant passer pour une carte professionnelle. Erreur ! Sur ce certificat figure son immatriculation filmée en haute-définition. Un détail que les enquêteurs ont su exploiter, et qui a permis de remonter jusqu’à lui.

Séquestrés, ils finissent par payer

Lors de la plainte déposée deux jours plus tard, les victimes ont déclaré avoir dû payer 200 euros pour pouvoir descendre et récupérer leurs bagages.

Les « BOERS » relèvent toutes les infractions

Lors de l’enquête, les policiers spécialisés de la Brigade des Taxis, surnommés « BOERS », ont fait un relevé exhaustif des infractions qui sont reprochées à Enock C. : « extorsion par violence, menace ou contrainte », « exercice illégal de la profession de taxi », « exploitation d’un service de VTC sans inscription au registre » entre mars 2016 et mars 2017, « usage d’un faux document administratif », « exercice de la profession de VTC sans carte professionnelle » et enfin « circulation sans assurance ».

La Fédération Nationale Du Taxi (FNDT) s’est constituée partie civile dans cette affaire.