Paris : Le rappeur Ademo du groupe PNL sera jugé en janvier après son interpellation filmée


Le rappeur Ademo du groupe PNL sera jugé en janvier prochain. (capture écran vidéo clip "Oh Lala"/Youtube)

Le rappeur Ademo du groupe PNL, de son vrai nom Tarik Andrieu, a été interpellé et placé en garde à vue ce samedi en fin d’après-midi à Paris. Il sera jugé par le tribunal correctionnel en janvier prochain.

Les images de son interpellation ont été largement diffusées et partagées sur les réseaux sociaux ce samedi. Tarik Andrieu, 33 ans, sera jugé en janvier prochain par le tribunal correctionnel de Paris pour « usage de stupéfiants », « outrage » et « rébellion ».

Tout est parti d’un contrôle de police d’une patrouille de la Compagnie de sécurisation et d’intervention de Paris (CSI 75), ce samedi peu avant 18 heures à l’angle de la rue Alésia et de l’avenue du Maine à Paris (XIVe). Les fonctionnaires ont repéré un homme qui semblait préparer une cigarette artisanale, à proximité d’une femme qui tenait une poussette avec un bébé en bas âge à l’intérieur.

Les policiers ont expliqué dans leur procès-verbal d’interpellation qu’ils avaient senti une « forte odeur caractéristique de cannabis ». Un contrôle d’identité a alors débuté. Le rappeur a refusé d’obtempérer et s’est rapidement énervé, jetant sa cigarette au sol et se montrant agressif à l’encontre des fonctionnaires.

« Je fais des sports de combat et je vous prends un par un »

Tarik Andrieu « vocifère, crie, acclame le public et fait de grands gestes nerveux en serrant les poings », mentionne les fonctionnaires dans leur PV. Le rappeur s’est ensuite emporté racontent-t-ils : « Vous ne savez pas qui je suis, vous avez de la chance d’être quatre, venez on va à l’abri, je fais des sports de combat et je vous prends un par un, comme des hommes ».


La tension est encore montée d’un cran et les policiers ont décidé d’interpeller l’artiste, devant de nombreux témoins qui ont filmé la scène et diffusé leurs images sur les réseaux sociaux. Sur l’une des séquences, il est possible de voir le rappeur qui se rebelle et s’oppose fermement à son arrestation.

Un sachet d’herbe de cannabis et des insultes

Ademo a été amené au sol pour être maîtrisé puis menotté. Les policiers affirment avoir été insultés par ce dernier à ce moment là. Sur lui, les forces de l’ordre ont découvert un sachet d’herbe de cannabis.

« Vous êtes des fils de pute ! Je connais des grosses têtes, ça ne va se passer comme ça ! », a lancé le trentenaire durant le trajet vers le commissariat, selon un policier.

En outre, le rappeur aurait proposé à un gardien de la paix de le retrouver « sur un ring à Levallois-Perret pour un combat de boxe », au cours de sa fouille de sécurité dans le cadre de son placement en garde à vue. Ademo a été remis en liberté et devra désormais s’expliquer sur l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, devant la justice, dans quelques mois.