🇫🇷 Paris : Les policiers bientôt chargés de finaliser les ventes et achats sur internet, au commissariat.

par Y.C.
Illustration © Actu17

La Préfecture de police a décidé d’attribuer une nouvelle mission aux policiers parisiens. Ces derniers pourront bientôt venir au commissariat pour finaliser leurs transactions, que ce soit d’un téléphone ou d’une voiture par exemple. Une nouvelle tâche qui pourrait rapidement augmenter le masse de travail des commissariats, déjà bien occupés.

Nombreux sont les Français qui vendent et achètent des biens sur des sites comme Le Bon Coin ou Ebay. Le projet de la Préfecture de la police consiste à mettre en place trois commissariats en phase de test, ceux du XIe, XIIe et XVIIe arrondissement, afin que les particuliers puissent y venir finaliser leurs transactions, en toute sécurité.

En clair, plutôt que de donner rendez-vous à son acheteur en bas de chez lui ou dans un lieu public, le vendeur pourra prendre rendez-vous via une plateforme internet, au commissariat de son choix, afin de réaliser sa transaction sous les yeux d’un policier qui sera donc chargé de vérifier l’échange.

Concernant les ventes de véhicules entre particuliers, la Préfecture de police prévoit même de faire stationner les voitures sur un emplacement matérialisé explique BFMTV. L’utilisation des places « Police » aurait même été évoquée. La transaction se terminerait dans une salle du commissariat, devant un policier détaille la chaîne d’information.

Une réunion sur le sujet s’est déroulée ce jeudi à la Préfecture de police, durant laquelle une charte d’objets interdits en cours d’élaboration a été discutée. Les objets tranchants, les armes et les objets de taille importante seraient exclus de ce nouveau système.

Une fausse bonne idée ?

Les syndicats de policiers ont déjà exprimé leur mécontentement et leur désaccord avec cette nouvelle mission. Mais cela ne semble jusqu’ici, pas faire reculer la Préfecture. Alors même que le manque d’effectifs est perceptible dans une large majorité de commissariats, il s’agirait donc d’attribuer une nouvelle mission aux policiers du « service général », ou de terrain.

Quels moyens supplémentaires seront alloués à cette nouvelle mission ? Quelle sera précisément la taille de cette nouvelle masse de travail, attribuée aux commissariats, alors même que Le Bon Coin réalise des centaines de milliers de transactions chaque année ? Le policier chargé d’une transaction se verra-t-il attribué des responsabilités en cas de problèmes ultérieurs ? Des questions qui restent en suspens.

Chose sûre, certains commissariats de Paris sont régulièrement saturés par le nombre de dépôts de plaintes, mais aussi par des procédures judiciaires, toujours plus complexes et fastidieuses.

Il n’y a en tout cas que peu de chances qu’un malfaiteur accepte de venir réaliser une transaction frauduleuse devant un policier, au commissariat.

Actu17.