Paris : Muni d’une arme de poing chargée, il tente de tuer son ancienne psychiatre en pleine rue


Illustration. (photo Ludovic Maillard/PhotoPQR/Maxppp)

INFO ACTU17. Une femme a été violemment attaquée en pleine rue par un individu muni d’une arme de poing et d’un couteau dans le XVe arrondissement de Paris, ce mercredi matin. L’agresseur a été interpellé peu après par la police puis placé en garde à vue. Il a ensuite été admis en psychiatrie.

Elle a très certainement pensé que son heure était arrivée. Une femme a été attaquée par un individu dans la rue de la Convention vers 08h30 ce mercredi matin. Cette ancienne psychiatre a été poursuivie puis projetée au sol par son agresseur qui lui a pointé un pistolet sur le visage. La victime est malgré tout parvenue à se débattre, se relever et prendre la fuite.

L’auteur des faits, qui serait l’un de ses anciens patients souffrirant de schizophrénie, a alors menacé avec son arme de poing les passants qui s’étaient approchés pour intervenir. Il a pris la fuite à son tour mais a été rapidement interpellé à proximité du métro Convention, par les forces de l’ordre de la police-secours de l’arrondissement, qui avaient été alertés.

Sur lui, les policiers ont retrouvé l’arme de poing rouillée qu’il a utilisée. De calibre 7,65, elle était approvisionnée à deux cartouches, dont l’une était chambrée (un terme technique qui signifie que l’arme était chargée, ndlr). L’homme de 50 ans était aussi armé d’un couteau d’une lame d’une dizaine de centimètres. Il a été placé en garde à vue.

Tentative d’assassinat

La victime, sous le choc, était légèrement blessée au niveau d’un œil, à un genou et à un bras. Selon les premiers éléments, l’agresseur a prémédité son acte. Ses motivations restent encore à déterminer. Une enquête a été ouverte pour « tentative d’assassinat, port d’armes de catégorie B et C, et violences avec arme » détaille le parquet de Paris à Actu17. Les enquêteurs du 3ème district de police judiciaire sont en charge des investigations.

Le quinquagénaire a été admis quelques heures après les faits à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP). Des expertises ultérieures devront déterminer s’il peut être tenu responsable de ses actes, devant la justice.