🇫🇷 Paris : Le rappeur Jo le Pheno condamné pour son clip «anti-flic».

par Y.C.
Capture écran

Le 8 décembre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné le rappeur Jo Le Pheno à verser une amende de 2 000 € suite à un clip « anti-flics ».

Le rappeur de 23 ans était poursuivi pour incitation à des violences volontaires envers la police, par l’intermédiaire de son clip « Bavure » qui était en ligne depuis août 2016, puis cette année encore, et visionné 122 000 fois.

« Sans hésiter, il faut les fumer »

Les paroles de ce clip « Trop de nos frères sont partis à cause d’une bavure policière. (…) Sans hésiter, faut les fumer » avaient indigné les syndicats de police et le ministère de l’Intérieur avait porté plainte.

Lors de cette première condamnation,  le rappeur avait versé 1000 euros d’amende pour la mise en ligne du clip, mais également une somme 3 000 euros de dommages et intérêts au fonctionnaire de police filmé dans la vidéo, puis 1 500 euros de frais de justice. Un euro symbolique avait été demandé pour l’agent judiciaire de l’Etat.

Attirer l’attention sur les « bavures policières »

À l’audience du 27 octobre, Jo Le Pheno a expliqué qu’il voulait attirer l’attention sur « une accumulation » de violences policières dans les affaires Adama Traore ou Lamine Dieng, tous deux décédés suite à leur interpellation.

Le rappeur voulait également attirer l’attention sur le cas du policier accusé de viol avec une matraque (puis blanchi, ndlr) dans l’affaire Théo, et a ajouté qu’il ne cherchait pas à inciter à la violence contre les policiers.

Un récidiviste

Dans son clip « Bavure 2.0 » sorti en avril, il chantait « Moi j’ai fait Bavure, parce que la police tue ».
Ce clip a été retiré, mais est repassé rapidement sur facebook en février 2017. Des poursuites ont été à nouveau engagées contre lui, ce qui lui a valu, ce vendredi, le versement d’une nouvelle amende de 1 000 euros, ainsi qu’un euro symbolique à l’Etat.

3 000 euros avaient été demandés par le procureur qui considérait cela comme une « incitation à la haine » du fait d’une atmosphère de violences à l’égard des policiers, rappelant l’assassinat des policiers à Magnanville (Yvelines), ainsi que les incendies de voitures de police à Paris quai de Valmy et à Viry-Châtillon (Essonne) relate FranceInfo.

Actu17.