Paris : Un journaliste interpellé dans l’Eurostar après avoir menacé de «planter» des policiers avec des ciseaux


Illustration. (Shutterstock / EQRoy)

Une hôtesse d’Eurostar qui voyageait à titre privé a donné l’alerte, ce lundi. Elle a signalé aux policiers le comportement erratique d’un voyageur qui tenait des propos inquiétants. Il s’est avéré que l’homme présentait effectivement des troubles psychologiques et l’intervention a été des plus périlleuses.

Des policiers de l’unité de contrôles transfrontaliers appartenant à la Brigade des chemins de fer (BCF) revenaient d’une mission à Londres par le train l’Eurostar 9018, lorsqu’ils ont été requis par une voyageuse. C’est à l’arrivée en Gare du Nord, qu’une hôtesse d’Eurostar en voyage privé leur a signalé le comportement suspect d’un autre passager, relate Le Parisien.

Elle leur a expliqué que ce voyageur, qui se trouvait dans la même voiture qu’elle, avait un comportement étrange. S’exprimant tantôt très fort au téléphone, tantôt annonçant à qui voulait l’entendre qu’il allait tirer le signal d’alarme du train. Elle leur a assuré qu’il s’était même mis à suivre des passagers pour une raison inconnue.

Les policiers interviennent

La patrouille est alors montée dans la voiture désignée par la requérante, et a fait face à cet individu au comportement erratique. Comprenant qu’il allait être contrôlé, il s’est enfuit à toute vitesse à l’arrière du train.

Les policiers ont alerté le chef de convoi, qui a fait bloquer les portes afin que le suspect ne puisse s’échapper sur le quai. L’homme s’est alors retrouvé acculé et les fonctionnaires ont fait évacuer les passagers.


Il sort une paire de ciseaux

Le face-à-face s’est tendu lorsque le suspect a sorti une paire de ciseaux d’une quinzaine de centimètres, tout en menaçant ses poursuivants. Les policiers ont mis en joue l’homme au comportement instable, qui leur affirmait maintenant être journaliste et avoir des relations et connaître notamment certains patrons de presse.

Il s’est mis à hurler aux fonctionnaires qu’ils n’étaient pas de vrais policiers en les prévenant que s’ils avançaient, il allait les « planter ». Comprenant que l’homme avait vraisemblablement perdu la raison, le policier en contact direct avec lui a rangé son pistolet dans son étui, pour tenter de le calmer et de le raisonner.

Hospitalisé d’office en psychiatrie

Les intervenants sont parvenus à le bloquer dans la voiture-bar, en attendant le renfort de leurs collègues de l’unité d’appui opérationnelle (UAO), en poste à la gare du Nord.

Lorsqu’ils sont arrivés sur place, le forcené a finalement jeté ses ciseaux et a été maîtrisé sans difficulté. Les investigations ont confirmé qu’il était bien journaliste. Au vu de son état de confusion mentale, il a été hospitalisé d’office à l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris, dans l’après-midi.