Paris : Un médecin urgentiste de l’hôpital Bichat agressé par un homme mécontent du service


Illustration. (Shutterstock)

L’agresseur, un migrant d’origine afghane qui accompagnait un compatriote blessé au ventre par un coup de couteau, a sauté au cou d’un médecin et a tenté de l’étrangler.

La nuit de jeudi à vendredi n’a pas été de tout repos pour le personnel des urgences de l’hôpital Bichat situé à Paris XVIIIème. Un médecin a été agressé vers 21h30 alors qu’il intervenait pour tenter d’apaiser une situation tendue.

Un migrant poignardé au ventre

Peu de temps avant, cinq migrants afghans âgés de 23 et 25 ans s’étaient battus au niveau de la porte de la Chapelle. L’un d’entre eux avait reçu un coup de couteau au ventre qui l’a grièvement blessé, avec son pronostic vital engagé. C’est ainsi que ses compagnons l’ont amené à l’hôpital.

Mécontents de la prise en charge

Ces derniers, mécontents de la prise en charge de leur ami aux urgences, s’en sont pris au personnel hospitalier. À ce moment-là, un médecin est arrivé et l’un des individus lui a sauté au cou et a tenté de l’étrangler, relate Le Parisien.

La police a été alertée et les fonctionnaires sont rapidement intervenus. Ils ont interpellé l’assaillant et ses trois comparses, tandis que le blessé a été pris en charge pour des soins.


Sur le principal suspect, les policiers ont retrouvé une demande d’asile autrichienne comme unique document d’identité. Aucun des cinq Afghans ne figurait au fichier des personnes recherchées, rapporte le quotidien francilien.

Une agression « liée à l’environnement et aux migrants autour de la Chapelle », pour le syndicaliste

« Il est clair que cette agression à Bichat est liée à l’environnement et aux migrants autour de la Chapelle », a témoigné Christophe Prudhomme, porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France et responsable CGT, jugeant que « la ville devient violente ». Le médecin attend des sanctions exemplaires pour les agressions commises contre le personnel hospitalier.

L’agresseur de l’hôpital Bichat devrait répondre de « violences à personne chargée d’une mission de service public ».