🇫🇷 Paris : Un policier placé en garde à vue, accusé d’avoir frappé un détenu au Tribunal.

par Y.C.
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Un policier a été placé en garde à vue ce mardi soir à l’IGPN. Le fonctionnaire est accusé d’avoir frappé un détenu de 23 ans, en situation irrégulière en France, qui allait être jugé en comparution immédiate pour vol.

Une enquête a été ouverte pour « violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique ». Les faits présumés se sont produits ce lundi, lors d’une suspension de séance, de la 23ème chambre correctionnelle du nouveau tribunal de Paris, où l’homme devait être jugé.

Selon son avocat, le prévenu a reçu des coups, notamment au visage, au moment où il demandait à se rendre aux toilettes.

Le policier mis en cause à lui aussi déposé plainte pour « violences volontaires et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique » explique Le Parisien.

« On est dans une situation caractérisée de rébellion »

Pour le syndicat Alliance Police Nationale, il s’agit d’une « situation de rébellion ». « Le 23 juillet, aux alentours de 19h20, notre collègue était chargé d’escorter un détenu aux toilettes. (…) Le détenu ne veut pas regagner sa cellule parce qu’il ne la trouve pas appropriée. Il dit qu’elle sent mauvais » a expliqué Loïc Travers, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, à franceinfo.

« Notre collègue bien évidemment, force doit rester à la loi, lui demande de regagner sa cellule. (…) À ce moment-là, cet individu va tenter de porter un coup à la tête de notre collègue qui va le parer avec son bras et la violence va aller crescendo » a précisé le syndicaliste.

Le policier a utilisé la force de façon légitime selon Loïc Travers : « Notre collègue va être pris par le colback au niveau du cou. Pour se défaire de l’individu qui finalement l’agresse, on est dans une situation caractérisée de rébellion, il va lui porter un coup pour le faire lâcher. C’est exactement ce qui s’est passé. »

« Et en plus, une fois qu’il était maîtrisé, cet individu l’a menacé de mort en disant ‘je vais te tuer’. Il ne faut pas inverser les rôles » a-t-il affirmé.

Loïc Travers a également précisé qu’il existait un problème d’effectifs et qu’il manquait des policiers au nouveau tribunal de grande instance de Paris. Une « centaine » selon lui.

« Cette situation est intolérable »

Une affaire qui avait fait réagir la Conférence du barreau de Paris qui a dénoncé « des actes de violences policières inadmissibles », dans un tweet où le prévenu est en photo.

Une autre enquête a été ouverte par le commissariat du XVIIe arrondissement, pour « violence volontaire et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Actu17.