🇫🇷 Paris : Une jeune femme sapeur-pompier dépose plainte pour viol contre un supérieur hiérarchique.

par Y.C.
Photo Remy Buisine ©

Un caporal des Sapeurs-Pompiers de Paris est accusé d’attouchements sexuels et de viol sur une jeune recrue.

La jeune femme qui a déposé plainte le 3 octobre 2017 attend une réponse pénale aux faits qu’elle a dénoncés. Son avocat vient d’écrire une lettre au Procureur de la République affirmant qu’il y a « urgence à ce qu’une réponse judiciaire soit apportée à cette série de faits dénoncés par sa cliente ».

Attouchements et viol

Les faits dénoncés par la sapeur-pompier de Paris recrutée en juin 2016 remontent au 18 août 2016. Dans sa plainte, elle accuse un supérieur hiérarchique de l’avoir « plaquée contre le mur » puis lui avoir « pratiqué des attouchements » et ensuite de l’avoir violée.

Dans sa lettre au Procureur de la République, l’avocat de la plaignante indique que « l’agresseur a maintenu » la victime « pour empêcher toute résistance » lui pratiquant une pénétration vaginale, « Pétrifiée par la peur, ma cliente n’a pas trouvé les moyens d’appeler au secours ».

Le Caporal est visé par une plainte pour « viol commis par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ».

Brimades et harcèlement

Dans la lettre de l’avocat, sont faites mentions de brimades et de harcèlement moral et sexuel subis par la plaignante. Selon le Général Gallet, patron de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) : « Cela faisait presque partie d’un rite », « C’est là où c’est pervers. C’est de la bêtise qui humilie, qui avilit et ça n’est pas acceptable » avait-il déclaré dans les colonnes du journal Le Monde.

Interdiction d’exercer dans l’Armée ou la Fonction publique pour la plaignante

La jeune sapeur-pompier n’avait pas pu terminer sa formation et avait dû consulter un psychiatre. La jeune femme avait alors été « classée P5 », lui empêchant toute carrière dans l’Armée ou la fonction publique.

La Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) communique

Pour la BSSP : « les pompiers concernés ont été immédiatement sanctionnés en interne. Bien entendu, la BSPP offre sa pleine et entière coopération avec les enquêteurs et la Justice », condamnant « avec la plus grande fermeté toutes déviances contraires à ses valeurs, son éthique et son engagement quotidien » et ajoutant qu’elle « prône la tolérance zéro ».

Sur les moyens déployés pour lutter contre le harcèlement, elle ajoute : « la BSPP a mis en place un cours de sensibilisation sur le harcèlement sexuel et moral, ainsi que les risques encourus. Cette sensibilisation est pilotée par le chef de la section médico-psychologique qui répond également à toutes les questions », affirmant qu’elle « dispose d’un dispositif de soutien adapté pour détecter et soutenir toutes victimes d’harcèlement sexuel ou moral dans ses murs. Cette chaine de soutien facilite la remontée d’informations, la vigilance et l’accompagnement de toute victime », rapporte France Info.

Actu17.