🇫🇷 #Paris Venue voir son fils en garde à vue, elle accuse des policiers de l’avoir violenté.

Capture écran Twitter BFMTV

Une femme de 53 ans, sourde et muette, a expliqué à BFMTV avoir été violentée par les policiers du XVe arrondissement de Paris. La chaîne diffuse également une vidéo amateur où l’on aperçoit une femme qui, devant le commissariat, semble être tout simplement « expulsé » des locaux, en étant tenue par les bras, sans brutalités, par deux policiers.

BFMTV évoque pour sa part une femme « traînée » devant le commissariat et précise que cette dernière venait « voir son fils placé en garde à vue ». Le motif de cette mesure de privation de libertés envers son fils n’a pas été précisée.

La femme a été à son tour placée en garde à vue. Elle accuse toutefois la police de violences. Un policier a de son côté déposé plainte relate BFMTV. La Préfecture évoque des violences de la part de cette même femme.

► Le recit et les images de BFMTV :

« Une partie de la scène qui s’est déroulée le 27 juillet dernier a été filmée. Devant le commissariat de police de la rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris, on voit une femme traînée au sol par des policiers devant sa fille. Quelques minutes plus tôt, elle aurait reçu des coups dans le commissariat. Cette femme de 53 ans, sourde et muette, était venue voir son fils placé en garde à vue. Elle était très inquiète, et la tension serait alors rapidement montée, sous les yeux de sa fille.

« Ils n’ont pas supporté le ton de ma mère, à savoir que les sourds et muets n’ont pas la même voix que nous. Ils n’ont pas compris ça et d’office, se sont énervés. A ce moment-là, il y a quelques policiers qui sont venus autour de ma mère et l’ont attrapée », témoigne Yafa Chaim-Zada, la fille de la victime.
Sa mère est alors plaquée au sol. Une policière l’aurait attrapée par les cheveux avant que la mère de famille ne reçoive des coups.

« Des coups de pieds par au moins cinq ou six policiers, parce qu’il y en a qui se sont rajoutés, poursuit la jeune femme. Ils étaient tous autour et à chaque fois elle disait qu’elle ne pouvait pas bouger, ils essayaient encore et encore de la dégager. »

Placée en garde à vue pendant 30 heures

Devant le commissariat, c’est finalement Yafa qui appelle les pompiers tandis que sa mère est étendue sur le trottoir. Incapable de se lever, elle est emmenée à l’hôpital sous escorte et sera placée en garde à vue le vendredi matin. Une garde à vue qui durera 30 heures dans des conditions que dénonce son avocate.

« Notre cliente a été confrontée à des conditions indignes de détention puisqu’elle n’a pas eu de notification de ses droits, pas d’interprète assermenté au tout début de sa garde à vue. Donc elle n’était pas à même de comprendre ce qui se passait », regrette Maître Lucie Marius-Chassot.

Selon son avocate, les coups qu’elle a reçu avant sa garde à vue lui valent une ITT de 8 jours. Vendredi dernier, la famille a décidé de porter plainte et de saisir le Défenseur des droits. Des photos transmises par la famille de la victime montrent d’importants bleus sous l’aisselle.

Contactée, la préfecture de police explique de son côté que c’est cette mère de famille qui a été violente à l’égard des policiers. L’un d’eux a d’ailleurs déposé une plainte contre elle. Pour l’heure, l’Inspection générale de la police nationale n’a pas été saisie. »

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