Placé en garde à vue pour violences conjugales, Jérôme Rodrigues remis en liberté


(capture écran Facebook)

La figure des Gilets jaunes Jérôme Rodrigues a été placé en garde à vue ce dimanche matin avant d’être remis en liberté en fin de journée. L’homme est soupçonné de violences conjugales. Dans un communiqué, le parquet de La Roche-sur-Yon a indiqué qu’il prendrait « une décision ultérieurement après examen du dossier ».

Jérôme Rodrigues se trouvait avec sa compagne Jennifer Velasques, 30 ans, chez des amis, à Thorigny en Vendée, ce dimanche matin, lorsque cette dernière a fait appel aux pompiers pour une crise d’angoisse et des douleurs au ventre selon le communiqué du parquet de La Roche-sur-Yon.

Les secours ont déterminé que la situation se déroulait dans un « contexte d’altercation » et que le téléphone lui avait été arraché des mains. Les services de gendarmerie ont alors été avisés.

La compagne de M. Rodrigues a évoqué des violences auprès du médecin

Sur place, les militaires ont compris que le couple s’était « vivement disputés, leurs hôtes ayant été alertés en s’interposant mais précisant n’avoir pas vu de violences physiques ». Jennifer Velasques a été conduite à l’hôpital. « Le médecin a indiqué que Mme Velasques lui avait précisé que son conjoint lui aurait vidé une bouteille d’eau au visage (…) puis l’aurait bousculée ». La jeune femme n’a ensuite pas expliqué la même chose aux enquêteurs, indiquant qu’elle n’avait subi aucune violence.

Jérôme Rodrigues a été placé en garde à vue et a indiqué lors de son audition : « Je me suis énervé (…) j’ai crié, je lui ai jeté de l’eau avec une bouteille qui se trouvait à proximité (…) j’ai hurlé, j’ai fait des gestes mais je ne l’ai pas touchée ». La mesure de privation de libertés a été levée en fin de journée.


« Un coup de pub » du parquet selon Mme Velasques

Jennifer Velasques a évoqué « un coup de pub » du procureur de la République qui a placé son compagnon en garde à vue. Cette dernière a aussi expliqué que lors de son audition, les gendarmes avaient tenté de lui « faire dire un tissu de mensonges ». Elle n’a pas déposé plainte.

« Le parquet de La Roche-sur-Yon prendra une décision ultérieurement après examen du dossier »

Rappelant qu’un dépôt de plainte n’était pas nécessaire pour qu’une procédure pénale soit lancée, le parquet a précisé dans son communiqué les violences pénalement responsables peuvent être physiques, mais également psychologiques et donc verbales.

« Le comportement décrit par M. Rodrigues et confirmé pour partie par les propos tenus apparaît correspondre à la définition légale » de violences conjugales, peut-on lire dans le communiqué. « Compte-tenu de l’évolution des propos de Mme Velasques, il est toutefois nécessaire d’examiner en détail la procédure avant de prendre une décision. (…) Le parquet de La Roche-sur-Yon prendra une décision ultérieurement après examen du dossier ».