🇫🇷 La Police Nationale va compter ses «bavures» elle-même.


Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) ne comptabilisait pas les victimes causées par des missions de police.

Selon Le Figaro, qui a eu accès à une note du Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), Éric Morvan, l’IGPN va se doter d’un nouveau fichier. Dans le document, le haut-fonctionnaire indique : « le nombre de personnes blessées ou tuées dans le cadre de l’exercice d’une mission de police ne (faisait) l’objet, à ce jour, d’aucun recensement institutionnel ».

Un manque de rigueur des ONG

Et de poursuivre : « Parallèlement, des chiffres et leurs interprétations sont diffusés par certains organismes nationaux ou internationaux de défense des droits de l’homme. Or ces informations souffrent d’un manque de rigueur et d’objectivité et sont souvent prétexte à contester la légitimité de l’action des forces de l’ordre. », rapporte Le Figaro.

Des chiffres fiables pour arrêter la diffamation des policiers ?

C’est dans un but de « transparence » que ce fichier va voir le jour selon les autorités, lassées que le recensement des «bavures» policières soient l’affaire d’associations.

L’IGPN mise à contribution

Ce sont donc les fonctionnaires de la police des polices qui sont chargés d’alimenter ces statistiques. Le Directeur de la police précise que les victimes sont inscrites «à la double condition de l’ouverture d’une enquête judiciaire (soit à la suite d’une plainte déposée par la victime, soit à l’initiative d’un service de police) et de la remise d’un certificat médical mentionnant le nombre de jours d’ITT (égale ou supérieure à 9 jours) ou le décès».


Actu17.