Policier brûlé à Bonneuil-sur-Marne : un mineur placé en garde à vue


L'un des auteurs a tiré un mortier d'artifice à bout portant, dans la voiture de police. (capture écran/DR)

Un second adolescent a été interpellé et placé en garde à vue dans l’enquête sur l’attaque aux mortiers d’artifice visant un équipage de police, à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), le 25 juillet dernier. Il était en train d’organiser sa fuite vers l’Afrique.

Il est soupçonné d’être l’auteur du tir de mortier d’artifice qui a brûlé un policier dimanche 25 juillet à Bonneuil-sur-Marne. Un adolescent de 16 ans a été interpellé ce dimanche matin alors qu’il était « en train d’organiser sa fuite pour un pays d’Afrique de l’Ouest », indique France Bleu. Placé en garde à vue, il est déjà connu des services de police pour des tirs de mortiers d’artifice et habite à Bonneuil.

Trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Créteil ont été blessés lors de cette attaque aux mortiers d’artifice survenue dimanche dernier, qui a été filmée. Une quarantaine d’agresseurs y ont participé. L’un des fonctionnaires de 37 ans a été brûlé par l’un des mortiers tiré à bout portant dans le véhicule de police. Il s’est vu attribuer 15 jours d’Incapacité totale de travail, tandis que deux de ses collègues qui se trouvaient avec lui souffrent de leur côté d’acouphènes et d’une perte d’audition. 15 et 10 jours d’ITT leur ont été prescrits.

« Je suis brûlé au 2e degré sur une plaie de 38 cm de long et 13 de haut », a précisé le policier. « Le médecin des urgences m’a dit que je n’étais passé pas loin du 3e degré avec greffe de peau. Si le mortier avait touché directement mon dos, ma colonne aurait explosé ».

Une « véritable tentative d’assassinat »

Dans ce dossier, un autre adolescent de 16 ans a été mis en examen pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique en bande organisée » ce mercredi, et placé en détention provisoire. Cinq autres suspects de 14 à 16 ans ont dans le même temps été remis en liberté au terme de leur garde à vue, en l’absence d’éléments les mettant en cause.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé une « véritable tentative d’assassinat » au sujet de cette attaque. L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale.