🇫🇷 Les policiers dénoncent les failles techniques de la plateforme nationale des interceptions téléphoniques.

par Y.C.
Illustration. (Photo DGPN)

Un syndicat de policiers a interpellé le Premier ministre sur les ratés de la plateforme des interceptions téléphoniques qui, à l’origine, devait rationaliser le coût des écoutes téléphoniques judiciaires et moderniser le travail de la police judiciaire.

● Le Syndicat des cadres de la Sécurité intérieure (SCSI) a interpellé le Premier ministre et a demandé la création d’une commission parlementaire pour que soit faite une étude approfondie de la plateforme des écoutes téléphoniques judiciaires.

● Mise en place depuis plusieurs années, cette plateforme devait permettre de se passer d’intervenants extérieurs et surtout, de rationaliser le coût des écoutes téléphoniques judiciaires.

17 millions d’euros prévus, 181 millions dépenses.

● Ce dispositif mis en place, s’est révélé être totalement inadapté. Son coût a avoisiné les 181 millions d’euros contre les 17 millions prévus.

Mais le SCSI a surtout dénoncé que le PNIJ était un système obsolète, chronophage qui ne donne pas satisfaction aux utilisateurs.

Les policiers ont signalé ne pas pouvoir localiser les utilisateurs suspects abonnés chez Free et ne pas pouvoir effectuer plusieurs écoutes simultanément.

● Le SCSI a également rappelé que deux audits avaient eu lieu à la demande de Manuel Valls en 2016 et que les résultats de ces études n’avaient jamais été communiqués.

● Les fonctionnaires ont attiré l’attention sur ces problèmes techniques permanents, expliquant que ces derniers leur faisaient perdre des informations. Des failles qui profitent donc aux délinquants, comme l’explique franceinfo.

Actu17.