Policiers rassemblés devant le domicile de la maire de Rennes : Darmanin réclame des sanctions


Des policiers se sont rassemblés devant le domicile de la maire de Rennes jeudi soir. (capture écran/Samuel Nohra)

Des policiers se sont rassemblés devant le domicile de la maire de Rennes (Ille-et-Vilaine), Nathalie Appéré, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin réclame des sanctions.

Leur action n’est pas passée inaperçue et se retrouve au centre d’une polémique. Des policiers ont fait hurler leurs sirènes sous les fenêtres du domicile de la maire PS de Rennes, Nathalie Appéré, vers 23 heures. Ils ont ensuite fait la même chose devant la préfecture.

Une action qui s’inscrit dans des rassemblements organisés partout en France depuis les propos du chef de l’État Emmanuel Macron dans une interview accordée à Brut, au début du mois. Les forces de l’ordre souhaitent par ce biais, exprimer leur colère.

Nathalie Appéré a réagi dans une lettre diffusée sur Twitter ce vendredi matin, dans laquelle elle estime qu’il s’agit de « méthodes d’intimidation, qui ne sont pas admissibles ». L’élue invite les policiers à s’adresser à leur « employeur », « le ministre de l’Intérieur », concernant les « revendications visant à améliorer les conditions de travail, obtenir des augmentations de salaire ou des avantages sociaux ». Un courrier adressé au secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale, Frédéric Gallet.

Une « initiative personnelle de certains collègues »

Ce dernier a répondu dans la journée qu’il n’était pas à l’origine de cette manifestation, assurant qu’il a appris cette action par la presse. Le syndicaliste a expliqué à France 3 qu’il s’agissait d’une « initiative personnelle de certains collègues ». D’autres syndicats, notamment celui des commissaires de la police nationale (SCPN) ou celui des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), se sont désolidarisés de cette action.

Ce rassemblement a également fait réagir le ministre de l’Intérieur en fin de journée, qui a « demandé un rapport au DGPN (directeur général de la police nationale) et que des sanctions soient prises » indiquent plusieurs médias.

D’autre part, après le rassemblement d’une centaine de policiers à l’Arc de Triomphe à Paris ce lundi soir, le préfet de police de Paris Didier Lallement a décidé de convoquer les fonctionnaires qui y ont participé. Ces derniers pourraient faire eux aussi l’objet de sanction.