🇫🇷 Pontoise : Les trafiquants de drogue présumés remis en liberté, faute de magistrat.

par Y.C.
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12 prévenus devaient comparaître ce mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise (Val d’Oise), 8 étaient en détention provisoire, 4 sous contrôle judiciaire. Leur jugement a finalement été reporté. Les prévenus qui étaient en détention provisoire ont été remis en liberté.

La plupart des individus âgés de 22 et 38 ans, qui devaient être jugés ce mardi sont bien connus des services de police. Certains ont déjà été condamnés une dizaine de fois par la justice, le plus vieux vingt fois raconte Europe 1.

Ces derniers sont soupçonnés de se livrer à un trafic de stupéfiants et d’importer du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, et de la drogue de synthèse depuis les Pays-Bas, jusqu’à Montigny-les-Cormeilles (Val d’Oise), pour les revendre dans des « rave party » de Bordeaux.

Mais leur jugement n’a finalement pas eu lieu. La juge qui devait présider l’audience est tombée très malade et a été hospitalisée. Un problème qui n’a pu être résolu : car outre les postes de magistrats vacants, certains fonctionnaires étaient en arrêt maladie, d’autres à temps partiel.

Pas de remplaçant

Les juges présents qui auraient pu remplacer leur collègue n’ont pu le faire, pour la bonne et simple raison qu’ils avaient déjà eu à statuer dans le dossier, comme juge des libertés et de la détention (JLD) par exemple.

Les autres ne pouvaient pas présider l’audience sans connaitre suffisamment le dossier, complexe et chargé explique Europe 1. Un procès qui devait durer quatre jours.

Les 8 prévenus libérés

L’audience a donc été reportée en mars 2019, soit 13 mois après la signature de l’ordonnance, en février 2018. Un délai qui va largement au delà du délai légal de 6 mois et qui a donc impliqué la remise en liberté des 8 prévenus qui se trouvaient en détention provisoire.

Les 8 individus ont toutefois été placés sous contrôle judiciaire avec notamment une obligation de pointer au commissariat ou à la gendarmerie une fois par semaine, interdiction de communiquer entre eux et de se rendre à Montigny-les-Cormeilles, ou en Gironde.

Actu17.