🇫🇷 Le porte-parole du gouvernement critique le Général De Villiers et le qualifie de «poète revendicatif».

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Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, a eu des mots particulièrement durs à l’égard du Général Pierre de Villiers lors de déclarations à la presse. Il le qualifie entre autres de «poète revendicatif» raconte Europe 1.

Se prendre pour Tom Cruise pour apaiser les tensions ? Après la grosse crise entre Emmanuel Macron et les armées à la suite de la démission tumultueuse du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, le chef de l’Etat a tenté une opération réconciliation.

Parallèlement, Christophe Castaner, proche d’Emmanuel Macron et porte-parole du gouvernement, lui, charge violemment le général démissionnaire. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 21 juillet, celui qui est également chargé des relations avec le Parlement balance sur « le comportement » de Pierre de Villiers et dénonce la communication faite autour de sa démission :

Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication. Il a mis en scène sa démission.

Une attaque presque surprenante quand on sait le goût d’Emmanuel Macron pour les mises en scène et les coups de com’. Et Christophe Castaner de poursuivre :

C’est son comportement qui a été inacceptable. On n’a jamais vu un Cema s’exprimer via un blog, ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s’est comporté en poète revendicatif.

On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires.

« Son départ n’a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense », assure cependant Christophe Castaner en référence à cette réunion à l’Assemblée nationale où le général annonçait qu’il n’allait pas se « laisser baiser par Bercy » après les annonces d’économies dans le budget des armées.

Cette petite phrase, qui avait fuité dans la presse, avait provoqué l’ire d’Emmanuel Macron qui l’avait tancé devant les troupes, rappelant qu’il était « le chef » et jugeant « pas dignes » les critiques sur le budget de la Défense.

« Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n’est pas le rôle du chef d’état-major, c’est le rôle de la ministre des Armées », avait poursuivi le Président sur le plateau du Vélo club lors de sa présence sur une étape du Tour de France, concluant :
Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef des armées qui est le président de la République. C’est comme ça que la République fonctionne bien.

Une crise avec l’armée qui semble être la première vraie crise traversée par le nouvel hôte de l’Elysée.

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