Pour se venger de son voisin, il fabrique une fausse plaque d’immatriculation pour le faire verbaliser


Illustration. (Shutterstock)

Il avait utilisé un véhicule identique à celui de son voisin, sur lequel il avait installé la même plaque d’immatriculation. L’homme était ensuite passé à toute vitesse devant un radar automatique.


Le différend entre ces deux voisins se terminera au tribunal correctionnel. Un garagiste âgé de 44 ans habitant à Gabarret (Landes) a fabriqué la même plaque d’immatriculation que celle de son voisin, qu’il a installé sur une voiture du même modèle que la sienne explique France Bleu. Son but ? Faire verbaliser son voisin avec qui il est en conflit.

C’est ce que ce garagiste a fait en novembre dernier. En recevant peu après le procès-verbal, son voisin qui est retraité, a compris que quelque chose n’allait pas. Le PV mentionnait une vitesse relevée à 82 km/h au lieu de 50, sur la route de Castelnau menant à Gabarret, avec une voiture du même modèle que la sienne, une Citroën C15.

Il reconnait un homme sur la photo du radar automatique

Sauf que ce soir-là, Joël Ayraud s’est souvenu qu’il n’était pas dans sa voiture mais à la palombière. Il a alors contesté le procès-verbal et a réclamé la photo prise par le radar. Joël a constaté qu’il s’agissait de la même voiture que la sienne, avec la même plaque d’immatriculation. Impossible cependant d’identifier le conducteur sur ce cliché.

Toutefois, Joël a reconnu l’homme qui était assis sur le siège passager. Il a donc communiqué son identité aux gendarmes après avoir déposé plainte. C’est comme ça que les militaires sont parvenus à remonter jusqu’au garagiste de 44 ans qui, face à l’évidence, a reconnu les faits.

Une précédente condamnation en 2018 à l’origine de son acte

« J’assume mes actes, j’ai fait une connerie », a-t-il déclaré à ce même média, évoquant des faits de harcèlement de la part de son voisin. Un conflit dure depuis plusieurs mois entre les deux hommes, à cause d’une fuite d’huile de vidange venant du garage. Exaspéré par la situation, Joël Ayraud avait décidé de se tourner vers les autorités administratives.

« À partir de là, tout s’est enchaîné. Il est devenu violent. Il m’a même asséné un coup de poing », a déclaré Joël. Le garagiste avait alors été condamné en 2018. Une condamnation à l’origine de cet acte de vengeance.

Le mis en cause doit être jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour « usurpation de plaque d’immatriculation ».