Radicalisation : 7 policiers ont été désarmés depuis l’attaque à la préfecture de police


Des policiers devant la préfecture de police de Paris, le 4 octobre 2019. (photo Remy Buisine ©)

Depuis l’attaque de la préfecture de police qui a fait 4 morts et une blessée grave, sept policiers ont été désarmés a annoncé le préfet de police Didier Lallement, auditionné ce mercredi à l’Assemblée nationale.

A la suite de signalements pour radicalisation « depuis le 3 octobre », sept policiers ont été « désarmés » a révélé Didier Lallement. En outre, le préfet de police a également annoncé avoir demandé au Directeur général de la police nationale (DGPN), Éric Morvan, la suspension de trois fonctionnaires, dont «une» a été mise en œuvre.

« J’ai encouragé aux signalements pour qu’il y ait une levée de doute. Un signalement permet de s’interroger : doit-on ou non laisser le fonctionnaire armé ? À l’heure actuelle, 12 signalements ont amené à désarmer le fonctionnaire, dont 7 depuis le 3 octobre », a déclaré Didier Lallement.

Le préfet a indiqué qu’il disposait « d’un stock de signalements » de 48 cas. « Ce sont des signalements que nous continuons d’examiner, mais qui ne datent pas exclusivement du 3 octobre. Des cas se posent depuis 2012, j’en ai recensé à peu près 63 », a-t-il détaillé.

L’attaque de la préfecture de police, un « traumatisme » pour « l’ensemble des fonctionnaires »

Didier Lallement est également revenu sur l’attaque de la préfecture de police et a évoqué un « traumatisme » pour « l’ensemble des fonctionnaires ». « Cet attentat a eu lieu au sein de la préfecture de police, dans un endroit où nous ne pensions pas que nous serions un jour attaqués (…) nous n’avions pas de dispositif interne destiné à limiter une tuerie de masse à l’intérieur de nos locaux ».