🇫🇷 #Rennes Le chef de la BAC poursuivi pour des violences présumées lors d’une interpellation.

Illustration.

Le responsable de la BAC locale va comparaître devant le Tribunal Correctionnel pour des violences présumées, commises sur un individu lors d’une interpellation explique 20 Minutes.

L’affaire remonte au 5 mai. Il est presque 20h quand la brigade anticriminalité patrouille dans le quartier Sarah Bernhardt à Rennes. Les policiers croient voir une transaction douteuse et procèdent à une interpellation.

L’un des dealers présumés prend la fuite et se réfugie dans un bar. Le patron de la BAC le voit et s’engouffre dans le café pour l’interpeller. Réfugié au fond du bistrot de quartier, le jeune homme est rapidement maîtrisé par l’expérimenté policier, comme en attestent les images captées par les caméras de vidéosurveillance.

Un coup de genou au visage

La banale affaire bascule quand le chef de la BAC assène un coup de genou dans la figure du jeune homme, alors que celui-ci est à genoux. Il sera jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour violences, mais aussi pour faux en écriture et dénonciation calomnieuse.

Dans un premier temps, le policier avait porté plainte contre le jeune homme. « Dans son rapport, il l’accuse de lui avoir porté un coup de pied et d’avoir eu une attitude anarchique. Il parle d’un climat hostile des clients du bar. Mais on ne voit rien de tout ça sur la vidéo.

Ce policier a menti », accuse Gwendoline Ténier, avocate du jeune homme.

C’est le procureur de la République qui avait saisi l’IGPN, après avoir visionné les images de vidéo surveillance.

« Un bon flic », selon son avocat

Ce jeudi, le tribunal devra juger un policier expérimenté. Agé de 56 ans, ancien du RAID et du GIPN, le patron de la BAC est un « bon flic, jamais cité, jamais condamné », souligne son avocat Frédéric Birrien. « Il se trouve dans un endroit clos, avec la nécessité de sortir un homme du bar.

Il ne sait pas ce qui se passe dans son dos », poursuit l’avocat.

Pour statuer, le tribunal va pouvoir visionner la vidéo de l’interpellation, où l’on voit clairement le policier envoyer un coup de genou dans le visage du dealer présumé. « A froid, ça peut paraître choquant. Mais on ne sait pas ce qui s’est passé sur place.

Mon client reconnaît qu’il n’a pas tout retranscrit dans son PV d’interpellation. Il s’en expliquera », défend Me Birrien.

Selon les avocats, les deux hommes « se connaissent bien ». Le policier a déjà eu affaire au jeune homme habitué à traîner au pied des tours de ce quartier du sud de Rennes. « Si mon client a pris la fuite, c’est qu’il a déjà eu affaire à ces policiers.

Ils l’avaient déjà chopé en janvier ». D’après Gwendoline Ténier, le dealer de 23 ans avait déjà subi un mauvais traitement de la part de la brigade anticriminalité.

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