Rhône : 2 jeunes reprochent à un homme d’avoir jeté son masque dans la rue, il les fauche avec sa voiture


Illustration. (Shutterstock / Patcharanan)

Une simple réflexion après une incivilité a fait basculer la situation dans une grande violence. Deux jeunes ont été sérieusement blessés.

La scène s’est déroulée à Brignais, près de Lyon (Rhône), vendredi après-midi. Vers 15 heures, un homme est sorti d’un bureau de tabac et a jeté son masque chirurgical au sol, relate Le Progrès. Ce geste désinvolte et particulièrement inapproprié n’a pas manqué de surprendre deux frères, âgés d’une vingtaine d’années.

Ces derniers le lui ont fait remarquer. L’homme n’a pas du tout goûté leur réflexion et une altercation a éclaté. Des mots ont été échangés, avant que les deux jeunes gens ne reprennent leur chemin à pied, en direction de leur domicile.

Il revient en voiture et les renverse

Les circonstances exactes sont encore floues, mais rapidement, l’homme a déboulé en voiture à leur hauteur et les a percutés délibérément, au niveau de la rue du Brief. Les deux frères ont été laissés sur le sol, dans cette étroite rue à sens unique près de la mairie, tandis que l’agresseur prenait la fuite.

Les secours sont intervenus et ont pris en charge les victimes, sérieusement blessées. Toutefois, leur pronostic vital n’était pas engagé. Les deux jeunes ont été transportés au Centre hospitalier Lyon-Sud.


L’homme a été identifié

Le parquet a ouvert une enquête qu’il a confiée aux gendarmes locaux. Le fuyard a été identifié et ne réside pas à Brignais. Il est activement recherché par les enquêteurs. Le maire de la commune, Serge Bérard, évoqué un acte « dramatique et consternant », et qualifié ce geste de « criminel », rapport le quotidien régional.

Par ailleurs, le fait de jeter son masque de protection respiratoire dans la rue n’est pas anodin. En plus d’être source de pollution, il peut contaminer les passants, comme le rappelle une communication du ministère de l’Écologie.

De même que le jet de mégot, se débarrasser de son masque sur la voie publique est passible d’une amende de 68 euros. Au mois de juin dernier, l’ancienne secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, avait fait état d’un projet de décret visant à sanctionner cette infraction à hauteur de 135 euros.