Rhône : Déjà menacé de mort et de décapitation, le maire de Bron violemment agressé

La voiture du maire de Bron a été très endommagée et a dû être remorquée. (photo Facebook)

Le maire de Bron, commune de la métropole de Lyon, a été violemment agressé ce mercredi soir. Jérémie Bréaud (LR) avait déjà été victime de menaces de mort par le passé.

L’agression s’est produite ce mercredi soir alors que le maire de Bron, Jérémie Bréaud, était en déplacement avec son équipe municipale dans le quartier de Parilly. L’édile a lui-même raconté ce qui lui est arrivé dans un long message sur Facebook. Son véhicule, qui appartient à la municipalité, a été « fortement endommagée sur le parking et a nécessité la venue d’une dépanneuse ».

« Puis, nous avons été la cible d’insultes, de menaces physiques et de jets de projectiles (canette, cailloux, morceaux de bois). Sans la présence à nos côtés de ces acteurs reconnus du territoire, la situation aurait pu être dramatique. Dès demain, je porterai plainte », poursuit Jérémie Bréaud. « Sur le parking situé rue Paul-Pic, il y avait une cinquantaine de véhicules stationnés et seul le mien a été pris pour cible », précise-t-il à nos confrères du Progrès.

Les agresseurs « étaient âgés de 25 à 30 ans et agissaient le visage découvert » affirme le maire. « L’événement de ce soir est grave mais nous continuerons notre dialogue avec celles et ceux qui veulent s’en sortir et réussir honnêtement », souligne-t-il sur Facebook. « Je tiens à préciser que c’est une toute petite minorité d’individus qui vient ternir le travail engagé depuis des mois. Ces mêmes individus qui pourrissent la vie d’honnêtes citoyens ».

« La République et les valeurs de la France sont en danger »

« Pour finir, je demande solennellement à celles et ceux qui, à des fins électoralistes, jettent de l’huile sur le feu en disant que je ne veux pas marier certaines personnes du fait de leur religion ou que je veux armer la Police Municipale pour tirer sur les jeunes, de se taire et j’encourage tous les élus victimes d’insultes ou d’attaques à le dire et de ne plus les cacher par calcul politique », conclut Jérémie Bréaud. « La République et les valeurs de la France sont en danger ».

L’édile avait déjà été menacé de mort et de décapitation, notamment en octobre dernier. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait indiqué « vouloir prévoir une protection policière » le concernant, ce qui n’est pas encore le cas actuellement.

« Nous ne sommes ni des punching-balls ni des exutoires »

Dans une tribune publiée dans Le Figaro ce lundi, Jérémie Bréaud et trois autres maires, Xavier Odo (Grigny), Nicolas Daragon (Valence)  et Alexandre Vincendet (Rillieux-la-Pape) font part de leur refus de la banalisation de ce type d’agressions. « Alors que nous avons fait le choix de nous mettre au service de l’intérêt général, en nous soumettant au suffrage de nos concitoyens et que nous nous engageons chaque jour pour la sécurité de nos administrés, nous sommes désignés, insultés, menacés par ceux qui refusent que nous appliquions les lois de la République sur ce qu’ils considèrent comme leur territoire », écrivent-ils.

« Leurs intimidations n’auront jamais raison de notre détermination à défendre la République partout et pour tous ». « Nous ne sommes pas des têtes à claques, nous ne sommes ni des punching-balls ni des exutoires », insistent les quatre élus.