Saint-Malo : Une policière condamnée à de la prison ferme pour faux et usage de faux


Illustration (Mike Fouque / Shutterstock)

La fonctionnaire « n’a plus sa place dans la police » a déclaré le ministère public à l’audience.

Ce mercredi, une policière du commissariat de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). La justice lui reprochait un « faux et usage de faux », commis février et juin 2018.

Une fausse attestation d’indulgence

À la demande d’un ami, elle était intervenue pour faire annuler une contravention pour excès de vitesse, constaté par un radar automatique de la région de Saint-Brieuc. Mais cette policière âgée d’une quarantaine d’années, avait rédigé une attestation d’indulgence sur du papier à entête du ministère de l’Intérieur, sans l’accord de son commissaire de police.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait mené l’enquête, qui a finalement envoyé la policière devant les juges, relate Ouest-France. À la barre, elle s’est défendue en affirmant qu’elle avait eu l’accord oral du ministère public concernant cette indulgence qu’elle avait elle-même rédigée.

Une « magouille minable »

À l’audience, le procureur de la République a qualifié cet acte de « magouille minable » et de « trafic d’influence ». Il a rappelé que la fonctionnaire de police avait déjà été condamnée par le passé pour la disparition de scellés contenant de l’argent. Le magistrat a enfin déclaré qu’elle n’avait « plus sa place dans la police » dans son réquisitoire.


Bracelet électronique

Suivant les réquisitions du procureur, la Cour a condamné la prévenue à 4 mois de prison ferme qui seront effectués sous bracelet électronique.