Saint-Ouen : Ils séquestrent et torturent un jeune homme de 18 ans dans une cave pour 200 euros


Un jeune majeur de 18 ans a été séquestré et torturé par deux individus dans la cité Charles-Schmidt de Saint-Ouen ce dimanche. (capture écran Google)

Un jeune homme de 18 ans souffrant de troubles psychiatriques a subi un terrible calvaire dans une cave de la cité Charles-Schmidt à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ce dimanche soir. Un suspect a été placé en garde à vue, deux autres sont recherchés.

Séquestré, torturé et humilié durant plus d’une heure. Un jeune de 18 ans a vécu un enfer dans une cave de la cité Charles-Schmidt à Saint-Ouen ce dimanche soir vers 19 heures, durant un peu plus d’une heure.

La victime a d’abord été frappée avec une barre de fer. Les deux agresseurs l’ont aussi brûlé à l’abdomen avec la lame d’un couteau qui avait été chauffée.

Le jeune homme a ensuite été déshabillé et s’est fait uriner dessus. Les auteurs ont alors exigé la somme de 200 euros et ont obligé la victime à contacter ses proches pour qu’ils apportent cet argent. Cette dernière qui souffre de troubles psychiatriques s’est exécutée et a contacté sa mère, lui expliquant avoir été frappée et menacée de mort.

Un homme se présente pour récupérer l’argent

Un rendez-vous a été convenu au McDonald’s de Saint-Ouen situé sur l’avenue Gabriel Péri. La police a été alertée et a mis en place un dispositif afin d’arrêter la ou les personnes qui viendraient récupérer cet argent. Un homme s’est présenté au rendez-vous. Il a été immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Ce dernier était en fait un intermédiaire indique une source policière.


Les deux ravisseurs avaient pris la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre. La victime qui présentait de nombreuses contusions et brûlures, a été conduite à l’hôpital sans que son pronostic vital ne soit engagé.

La police judiciaire saisie

Une enquête a été ouverte et confiée dans un premier temps au commissariat de Saint-Ouen, avant d’être attribuée au Service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93).

Les motivations des auteurs restent encore à déterminer. Ces derniers ont d’ailleurs été identifiés selon cette même source. La piste d’une dette liée à un trafic de stupéfiants est étudiée.