🇫🇷 #SaintEtienneDuRouvray 2 policiers racontent l’assaut : «Ce qui nous motive à ce moment-là, ce sont les otages»

Capture écran Le Télégramme / Vidéo amateur

Il est 10h35 le 26 juillet 2016, lorsque la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Rouen (Seine-Maritime), décide de donner l’assaut dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray. « On tombe nez à nez avec les deux otages et derrière chaque otage, on a un terroriste avec un couteau sous la gorge et une arme de poing », témoigne un commandant qui tient à conserver l’anonymat. Il était à la tête des opérations ce jour-là.

Une intervention commune de la BRI et la BAC

Avant l’assaut, leur crainte se focalise sur des ceintures portées par les preneurs d’otages. « Si les ceintures avaient été réelles et si ces terroristes avaient explosé, on avait des dégâts sur 150 mètres, estime le commandant. On avait deux solutions : soit on recule, soit on reste sur place et on essaye de sortir les otages. Je pense que ce qui nous motive à ce moment-là, ce sont vraiment les otages« .


Hommage au père Hamel : des policiers témoignent

Pour ce chef d’unité de la Brigade Anti Criminalité (BAC) de Rouen, cet attentat était aussi une pemière. L’officier était chargé de la récupération des otages. « On se rend compte de ce qu’il se passe 5 à 10 minutes après l’assaut. Sur le moment, on fait ce qu’on pense être bon à faire », déclare-t-il.

Quatre minutes après le début de l’assaut, les deux assaillants sont neutralisés. Une intervention commune entre BRI et BAC qui a permis de sauver 5 otages. Trois mois avant cet attentat, ces deux services n’étaient pas formés aux attaques terroristes.

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