Seconde journée d’actions et de mobilisations des surveillants pénitentiaires après l’attentat de Condé-sur-Sarthe

La prison de Fleury-Mérogis a été de nouveau bloquée ce jeudi matin. (capture écran Clément Lanot)

Nouvelle journée de mobilisation des surveillants pénitentiaires ce jeudi en France, 48 heures après l’attentat de la prison de Condé-sur-Sarthe où deux agents ont été grièvement blessés.


Ils ne décolèrent pas. Au surlendemain de l’attentat de Condé-sur-Sarthe, les surveillants pénitentiaires étaient de nouveau mobilisés ce jeudi. La prison de Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande d’Europe a été bloquée jusqu’à 9 heures ce matin. Les forces de l’ordre sont ensuite intervenues pour déloger les manifestants.

« On veut une revalorisation sécuritaire, indemnitaire et statutaire. On veut arrêter de bosser dans des conditions de merde » a expliqué Vincent Temeet, délégué du syndicat SNEPAP-FSU. « Les établissements sont devenus des cercueils, donc on préfère mettre les collègues en sécurité en les bloquant » a-t-il également déclaré devant les médias.

Des blocages complets ont eu lieu dans les centre de détention de Montmédy (Meuse), de Saint-Mihiel (Meuse) et d’Ecrouves (Meurthe-et-Moselle) et des blocages filtrants dans celui de Villenauxe-le-Grande (Aube), dans les maisons d’arrêt de Châlons-en-Champagne (Marne), de Chaumont (Haute-Marne), de Bar-le-Duc (Meuse), ainsi que dans le centre pénitentiaire de Metz.

« On menace de nous déloger, de nous sanctionner »

D’autres prisons ont été concernées pas ces blocages, notamment celles d’Angers, de Gradignan, de Seysses, ou encore de Perpignan.

« On menace de nous déloger, de nous sanctionner », a affirmé Jean-Claude Roussy, délégué du syndicat UFAP-UNSA, ajoutant que « repartir bosser en ayant comme seul engagement de nous faire sanctionner, ça va être compliqué ».