Seine-et-Marne : Il découvre un obus en se promenant et décide de le ramener à la police


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme a découvert un obus en promenant son animal de compagnie. Mais au lieu d’alerter les autorités et de laisser l’engin explosif sur place, il a décidé de le transporter jusqu’au commissariat. C’était une erreur.


Au cours d’une promenade avec sa chienne dans le petit bois du cimetière de Boissettes (Seine-et-Marne), vendredi après-midi, un homme a trouvé un obus au sol. L’engin explosif « était petit, genre 10-15 centimètres de long, pas plus de 2 kilos », a-t-il par la suite confié au quotidien Le Parisien.

Le promeneur avait déjà été confronté à une telle trouvaille, notamment des obus de 5 kg dans la forêt de Fontainebleau. Alors qu’il avait à chaque fois alerté la police, il a cette fois-ci fait le choix de l’emmener lui-même au commissariat le plus proche. Une mauvaise décision.

Des policiers municipaux sur sa route

Avec l’obus déposé sur le siège passager, il a pris la route en direction du poste de police de Mée-sur-Seine. En chemin, l’homme a aperçu des policiers municipaux et les a avisés de sa découverte. Branle-bas de combat. Aussitôt les fonctionnaires l’ont fait descendre de son véhicule, un périmètre de sécurité a été établi et la police nationale alertée.

Pas moins de six équipages de police sont intervenus pour maintenir le dispositif de sécurité en place en attendant les démineurs. Ce que le promeneur n’avait pas vu, c’est qu’il se trouvait juste devant une école. Et l’heure de sortie de classe étant venue, il a fallu orienter les élèves et leurs parents vers l’autre côté de l’établissement pour qu’ils passent par la porte arrière.


Les démineurs interviennent

Des photos de l’engin explosif ont été transmises aux démineurs qui ont informé les policiers qu’ils pouvaient réduire le périmètre de sécurité, au vu des dimensions et du type d’obus. À leur arrivée vers 19 heures, seuls quatre fonctionnaires se trouvaient encore sur place en sécurisation. Les démineurs sont repartis une vingtaine de minutes plus tard, après avoir déterminé que l’engin était sans danger.

Au quotidien régional, l’homme a expliqué la raison pour laquelle il avait décidé de transporter l’engin explosif : « La dernière fois, en forêt de Fontainebleau, j’ai dû les attendre deux heures. Et comme c’était un vendredi en fin de journée, les démineurs m’avaient dit qu’ils viendraient seulement le lundi ! ».

Il a été quitte pour une réprimande verbale de la part des policiers. Peu importe les dimensions ou l’état apparent d’un obus, il ne faut absolument pas y toucher, appeler le « 17 » et attendre l’arrivée des forces de l’ordre, a rappelé la commissaire en charge du service d’intervention d’aide et d’assistance de proximité (SIAAP) de Melun.