Seine-et-Marne : Soupçonné de pédophilie, un policier mis en examen et écroué


Illustration. (photo Obatala-photography/shutterstock)

Deux policiers de Seine-et-Marne ont été placés en garde à vue en fin de semaine dernière. L’un a été mis en examen et placé en détention provisoire. L’enquête, qui se poursuit, concerne des actes de pédophilie.

Une information judiciaire a été ouverte et vise deux policiers. James D., principal suspect, est soupçonné d’attouchements et d’actes de pédophilie rapporte Le Parisien. Ce dernier a été délégué du syndicat Alliance Police Nationale, avant de passer au syndicat Unité SGP Police FO, puis de devenir responsable régional Île-de-France à l’UNSA Police. Il était ensuite revenu chez Alliance, en Seine-et-Marne. « Il a été remis en service il y a environ trois ans et était en arrêt maladie », précise une source proche du dossier à Actu17, confirmant les informations du quotidien francilien.

Cet homme qualifié de « manipulateur et malsain » par plusieurs de ses anciens collègues, a été interpellé et placé en garde à vue jeudi soir, avant d’être mis en examen et écroué. James D. est accusé d’avoir abusé sexuellement de la fille mineure de sa collègue, déléguée syndicale Alliance en Seine-et-Marne. Cette dernière est également visée par l’information judiciaire a précisé le parquet de Melun.

Les faits auraient duré des années

Un magistrat instructeur a été désigné et va désormais devoir déterminer les responsabilités exactes des deux mis en cause dans ce dossier sensible. D’autres suspects pourraient être placés en garde à vue selon une source proche de l’enquête citée par Le Parisien, signe que l’affaire pourrait être plus complexe.

C’est la victime, une adolescente, qui a fait des confidences récemment, au sujet des attouchements qu’elle aurait subis de la part du principal suspect. Son école a alors fait un signalement. Selon les premiers éléments, les actes de pédophilie se seraient déroulés durant plusieurs années, lorsque la victime était âgée de moins de 15 ans. Et James D. n’aurait peut-être pas agi seul.

Quant à la mère de l’adolescente, sa garde à vue a été prolongée durant le week-end. Elle a été laissée libre à ce stade des investigations. « Je n’ai aucun doute sur sa probité, même si elle a pu être manipulée par James », a réagi l’un des ses collègues, auprès de nos confrères.