Seine-et-Marne : Une infirmière et son mari policier tués dans un accident de la circulation


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Le terrible accident s’est produit ce mercredi en fin de matinée. La conductrice avait travaillé au SAMU 77 durant la nuit.

La piste de l’endormissement de la conductrice est explorée par les enquêteurs. L’accident a eu lieu ce mercredi vers 11h30 sur la sur la D408, alors qu’une infirmière et son mari policier empruntaient en voiture le pont qui enjambe l’A5 et la voie ferrée, à hauteur de Sivry-Courtry (Seine-et-Marne). Leur véhicule a percuté violemment un bus qui circulait dans l’autre sens.

Plusieurs victimes

La femme, âgée de 33 ans, exerçait en tant qu’infirmière aux urgences pédiatriques du SAMU 77 et son mari, âgé de 32 ans, était un policier affecté à la CRS autoroutière de Quincy-sous-Sénart (Essonne). Ils ont été tués sur le coup.

Le bus, exploité par la société ProCars pour Île-de-France Mobilités, devait relier Paris à Provins. Seules cinq personnes se trouvaient à bord et ont été légèrement blessées. Trois d’entre elles ont été prises en charge par les secours et conduites au centre hospitalier de Melun pour des examens. Deux autres n’ont pas souhaité se rendre à l’hôpital, relate Le Parisien.

La piste de l’endormissent est étudiée

D’après les premières constatations effectuées par les gendarmes de la brigade motorisée de Melun, la voiture du couple se serait déportée avant de s’encastrer dans le bus. Le choc a eu lieu à près de 100 km/h sur cette route limitée à 90 km/h.


La trentenaire qui se trouvait au volant venait de terminer une nuit de garde au service des urgences pédiatriques du SAMU 77 à Melun. Il s’agissait de sa première garde après six jours de repos, et elle devait reprendre son travail à 19h30 le jour-même. Elle avait quitté son service à 7h30. Les gendarmes ne privilégient aucune piste mais celle de l’endormissement est étudiée.

Ils laissent derrière eux 3 enfants

Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne a indiqué qu’un hélicoptère avait été dépêché sur place, mais il était malheureusement trop tard pour sauver le couple. Sarah T., son mari et leurs trois enfants habitaient à Grandpuits-Bailly-Carrois. Ils laissent derrière eux un garçon de 8 ans et deux fillettes de 4 et 6 ans.

Une cagnotte pour venir en aide à leur famille a été mise en ligne sur Le Pot Commun, par les proches du policier décédé. Elle est consultable en cliquant ici.

La trentenaire était impliquée dans la vie sociale de la commune. Elle participait aux activités de l’association des parents d’élèves de l’école primaire et avait été élue le 15 mars comme conseillère municipale sur la liste du maire Jean-Jacques Brichet, précise le quotidien francilien.

Une cellule de soutien psychologique au sein de l’hôpital

Les trois enfants ont été un temps hébergés au centre de loisirs de Mormant en raison du confinement en cours lié à la pandémie de coronavirus. Un membre de la famille de l’infirmière décédée devait les prendre en charge en fin d’après-midi le jour-même.

Une cellule de soutien psychologique a été mise en place au service du pôle mère-enfant, auquel la victime était rattachée depuis son arrivée en 2010, pour venir en aide à ses collègues particulièrement touchés par ce drame, a indiqué Franck Langlois, directeur des soins du groupe hospitalier Sud Île-de-France.