🇫🇷 Seine-Saint-Denis : Un gardien de la paix de Noisy-le-Grand a mis fin à ses jours.

par Y.C.
Illustration D.R.

Le policier, âgé de 46 ans, s’est donné la mort par absorption de médicaments. Il s’agit du septième suicide de fonctionnaire de police depuis le début de l’année.

Ce dimanche 28 janvier, Jonas G., Gardien de la Paix affecté au commissariat de Noisy-le-Grand a mis fin à ses jours à son domicile.

Il laisse un « Au revoir » sur Facebook

Un collègue de la victime a remarqué son message publié sur Facebook, qui ne laissait pas de place au doute : les mots « Au revoir » surplombant une photo de médicaments et d’alcool. Une patrouille de police s’est immédiatement rendue au domicile de Jonas G., dont la porte d’entrée était entrouverte, rapporte Le Point.

Les collègues du Gardien de la Paix l’ont découvert allongé au sol, inconscient. Ils ont pratiqué un massage cardiaque sur lui en attendant les secours, en vain. Le policier, qui était en arrêt maladie, est décédé.

Une hiérarchie au courant

Le fonctionnaire de police avait demandé une mutation de l’accueil du commissariat, où il se sentait à l’écart de ses collègues, vers un service pour travailler en équipe. Côté personnel, il était séparé de la mère de ses deux enfants. D’après Le Point, le mot laissé avant sa mort faisait état de sa souffrance. Toute sa hiérarchie locale était au courant de son mal-être au travail, selon ses collègues.

Six autres policiers se sont suicidés en 2018

Le 1er janvier, ce sont deux policiers, affectés à Dunkerque et à Quimper qui s’étaient ôtés la vie. Le lendemain, un policier affecté à la CRS 11 s’était lui aussi suicidé. Le 19 janvier, un fonctionnaire de police de la brigade de nuit nantaise s’était donné la mort par pendaison. Le 21 janvier, un policier de Saint-Avold s’était suicidé avec son arme de service. Le 23 janvier, un fonctionnaire de police d’Arpajon a mis fin à ses jours avec son arme de service.

En 2017, ce sont 49 policiers et 16 gendarmes qui ont mis fin à leurs jours.

Actu17.