🇫🇷 Une soixantaine de fonctionnaires radicalisés sont inscrits au FSPRT, dont des policiers et des gendarmes.

Illustration Remy Buisine - DR

Depuis ce lundi, les députés examinent le nouveau projet de loi antiterroriste. De nouvelles mesures vont être prises, parmi lesquelles figure la possibilité de muter ou radier un fonctionnaire chargé de missions de sécurité, dans le cas où ce dernier serait radicalisé.

BFMTV rappelle ce jeudi que ce ne sont pas moins d’une soixantaine de fonctionnaires qui sont fichés au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

● Parmi cette soixantaine de fonctionnaires, une quinzaine de policiers et une dizaine de gendarmes. Des douaniers, des militaires et des surveillants pénitentiaires sont également présents dans ce fichier rappelle la chaîne d’informations.

Une enquête en cas de changement de comportement

● Le projet de loi antiterroriste actuellement débattu devrait également permettre un suivi durant la carrière des fonctionnaires. Actuellement, lorsqu’un policier est recruté, une enquête interne a lieu, son nom est passé dans les différents fichiers, mais ensuite, plus rien.

● En cas de changement de comportement ou d’habitude vestimentaire ou encore de propos tendancieux, la hiérarchie sera avisée et une enquête des services de renseignements sera diligentée explique BFMTV.

Deux policiers interpellés depuis le début de l’année

● Depuis le début de l’année, deux policiers ont été interpellés pour radicalisation, dont l’un au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

● Une note de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) datée du 9 décembre 2015 indiquait le recensement de 17 cas de radicalisation dans la police parisienne entre 2012 et 2015.

Essentiellement des « jeunes, entrés dans la police au milieu des années 2000 », selon les journalistes Christophe Dubois et Eric Pelletier. (Livre « Où sont passés nos espions ? »)

Actu17.