Soupçonnés de deux projets d’attentats, deux suspects radicalisés de 17 et 18 ans interpellés


Le siège de la DGSI à Levallois-Perret. (photo Ip3 Press/Maxppp ©)

Deux suspects radicalisés de 17 et 18 ans ont été interpellés cette semaine par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avant d’être placé en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir un projet d’action violente visant notamment des militaires. Les deux mis en cause ont été déférés et mis en examen.


Deux affaires distinctes et deux projets terroristes. Les enquêteurs de la DGSI ont interpellé deux suspects de 17 et 18 ans ce mercredi révèle Le Parisien. Radicalisés, ils ont tous les deux été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » par un juge antiterroriste.

Le plus jeune a été arrêté à Mantes-la-Jolie (Yvelines), chez sa mère. L’adolescent qui vit à Avion (Pas-de-Calais) était membre d’une chaîne Telegram regroupant des individus radicalisés, où il affirmait vouloir « faire payer à la France » sa participation à la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI). Il est également soupçonné d’avoir eu comme projet de s’en prendre à des symboles de l’État français.

Lors de ses auditions, le mis en cause a reconnu qu’il avait l’intention de s’en prendre à des cibles militaires, notamment des soldats en faction. Les investigations le concernant avaient débuté en janvier dernier dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (PNAT) précise le quotidien francilien. Les enquêteurs ont constaté que l’adolescent avait fait des recherches sur ses cibles et qu’il avait des complices.

En contact avec des djihadistes en Syrie

Quand au second suspect tout juste majeur, il a été interpellé ce mercredi à Marseille à l’issue d’une visite domiciliaire. Chez lui, les policiers de la DGSI ont découvert de la documentation de propagande terroriste.


Ce franco-algérien avait montré sa volonté de se rendre en Syrie et était en contact avec des djihadistes sur zone. Récemment, il avait renoncé à ce déplacement pour se pencher sur une action violente sur le territoire français détaillent nos confrères. Il aurait évoqué au cours de discussions avec d’autres jeunes appartenant à la mouvance radicale en Europe, plusieurs projets et des cibles sensibles en France.

Il s’agit des deux premiers projets d’attentats islamistes déjoués en France en 2021. Deux autres avaient été stoppés par les services antiterroristes l’an passé, tandis que cinq attentats ont été dénombrés en France.