Soupçons de terrorisme : neuf personnes issues du milieu kurde mises en examen


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Neuf personnes avaient été interpellées ce mardi dans le milieu kurde. Ces dernières ont été mises en examen. Quatre d’entre elles ont été placées en détention provisoire.


Après un coup de filet à Marseille et en région parisienne ce mardi, neuf suspects avaient été interpellés. Ils ont tous été mis en examen ce vendredi pour « association de malfaiteurs terroriste », « financement terroriste » et « extorsion en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » rapporte Ouest France.

Quatre suspects ont été placés en détention provisoire, un cinquième sous surveillance électronique et une sixième sous contrôle judiciaire. Un juge des libertés et de la détention doit encore statuer sur la situation des trois derniers mis en cause. Par ailleurs, une dixième personne interpellée a été libérée sans aucune charge à ce stade.

Des activités en lien avec le PKK

L’opération de police qui a conduit à ces interpellations a été effectuée sur demande d’un juge antiterroriste, dans le cadre d’une information judiciaire portant sur des activités en lien avec le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan.

Cette organisation séparatiste kurde est classée comme une organisation terroriste par la Turquie ainsi que de nombreux autres pays comme la France ou les États-Unis. Elle est en lutte armée contre le pouvoir turc depuis des décennies.


Ce coup de filet a été critiqué par le leader de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué sur Facebook. Le député des Bouches-du-Rhône dénonce la « méthode habituelle de l’intimidation macronienne » et la « criminalisation des activités militantes de Kurdes en France par le Quai d’Orsay et le ministère de l’Intérieur bien alignée sur celle du dictateur turc », le président Recep Tayyip Erdogan.