Strasbourg : Un homme condamné pour avoir tué un piéton de 73 ans lors d’un rodéo sauvage


Illustration. (Shutterstock)

Un homme de 21 ans a été condamné ce vendredi à une peine de prison par la cour d’assises du Bas-Rhin, pour avoir tué un piéton de 73 ans durant un rodéo sauvage dans un parc de Strasbourg.

L’accusé était jugé pour « violence avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Cet homme âgé de 21 ans a écopé ce vendredi d’une peine de huit ans de prison, conformément aux réquisitions de l’avocat général, Eric Lallement.

Les faits remontent au 8 décembre 2018. Ce jour-là, Nabil El Barkani avait mortellement percuté un homme de 73 ans qui promenait son chien dans le parc d’une cité de Strasbourg, en début de soirée. La voiture du mis en cause avait heurté la victime à une vitesse proche des 30 km/h explique Le Figaro. Le septuagénaire avait été déclaré mort sur place. L’auteur des faits avait quant à lui pris la fuite.

La chambre de l’instruction avait requalifié les faits

Le jeune conducteur venait d’obtenir son permis de conduire. Il a reconnu les faits durant son procès, expliquant qu’il voulait faire des glissades dans le parc pour s’amuser avec deux amis selon Les Dernières nouvelles d’Alsace. « Un homme est mort et c’est de ma faute », a-t-il lâché lors du jugement qui avait débuté mercredi.

Les magistrats instructeurs et le parquet avaient écarté, après un an et demi d’investigations, la thèse du meurtre ou des violences aggravées, pour retenir celle d’un homicide involontaire aggravé. Les parties civiles avaient alors fait appel de cette décision et la chambre de l’instruction avait retenu la qualification de violences volontaires aggravées, ce qui a renvoyé le suspect devant la cour d’assises.


« La thèse de l’accident ne convenait pas. La cour d’assises a retenu la thèse du crime, c’était important pour eux de l’entendre », a réagi l’avocat des parties civiles, Me Christophe Cervantes, cité par Le Figaro. A l’inverse l’avocat de l’accusé, Me Slim Benchaabane, a fait part de son incompréhension : « Je ne m’explique pas, ou alors par des considérations qui n’ont rien de juridique, ce quantum de peine ».