Syrie : 450 Français liés au groupe État islamique sont détenus par les Kurdes affirme Jean-Yves Le Drian


Jean-Yves Le Drian le18 octobre 2016 à l'école polytechnique. (photo école polytechnique / flickr)

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est revenu sur le nombre de Français liés au groupe terroriste État Islamique (EI), toujours détenus par les Kurdes en Syrie, et en a profité pour rappeler que la France était opposée au retour des ressortissants considérés comme des combattants.

« Dans la zone du nord-est syrien, on considère qu’il y a à peu près 400 à 450 Français, certains dans des camps, d’autres prisonniers, dont des enfants », a déclaré mardi Jean-Yves Le Drian durant une audition ce mardi, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Un chiffre qui a fortement augmenté puisqu’en janvier dernier, l’estimation était entre 100 et 150 ressortissants français liés à l’État islamique (EI) détenus en Syrie. Une progression très certainement liée à la libération de la ville de Baghouz (Syrie), considérée comme l’un des derniers bastions de l’EI, fuit par près de 5000 hommes, femmes et enfants à la fin février rappelle L’Express.

« Les combattants doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes »

« Notre logique est toujours la même et on n’en bougera pas : les combattants doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes », a expliqué le ministre des Affaires étrangères. « Les enfants, s’ils sont orphelins ou si, d’aventure, il y avait l’autorisation de leur mère, mais c’est au cas par cas, pourraient être rapatriés en France », a-t-il poursuivi.

Six Français ont été condamnés à mort en Irak ces derniers jours. La France a déjà réalisé des démarches afin de faire part de son opposition à la peine capitale.


Une « véritable bombe à retardement »

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs indiqué que « plus d’une centaine de combattants français » avaient été repérés « dans la zone d’Idleb », le dernier bastion djihadiste que le ministre a qualifié de « véritable bombe à retardement », avec la présence de « 30 000 combattants », rebelles et djihadistes. Le ministre a également évoqué le risque d’un afflux de réfugiés de cette zone vers l’Europe.