Syrie : La France annonce avoir rapatrié 10 enfants de djihadistes


Des femmes et enfants de djihadistes de l’EI au camp de Baghouz en Syrie. (Le Pictorium/Maxppp)

Depuis mars 2019, 28 enfants de djihadistes ont été rapatriés par la France.

Le Quai d’Orsay a annoncé, ce lundi matin, que la France a rapatrié dix enfants de djihadistes sur son sol. Ils se trouvaient jusqu’ici dans des camps de déplacés sous contrôle kurde en Syrie. Leur transfert vers la France a été opéré dans la nuit de dimanche à lundi.

« Ces enfants ont été remis aux autorités judiciaires françaises, font désormais l’objet d’un suivi médical particulier et d’une prise en charge par les services sociaux », a indiqué le ministère français des Affaires étrangères. Aucune précision n’a été communiquée quant à leur lieu d’arrivée en France, ni sur les circonstances dans lesquelles ils ont quitté la Syrie.

L’information concernant ce rapatriement avait été révélée ce dimanche après-midi par le Centre d’analyse du terrorisme (CAT).

28 enfants rapatriés depuis mars 2019

La France a transféré sur son territoire 28 enfants de Syrie depuis l’effondrement du groupe État islamique (EI) en mars 2019. Cinq en mars 2019, 12 en juin 2019 et une fillette souffrant de malformation cardiaque en avril dernier.


Paris a remercié l’administration semi-autonome kurde du nord-est de la Syrie « pour sa coopération », précisant avoir procédé à ce rapatriement « au regard de la situation de ces jeunes enfants particulièrement vulnérables et dans le cadre des autorisations données par les responsables locaux ».

Environ 300 enfants de djihadistes français sont retenus dans les camps d’Al-Hol et de Roj dans le nord-est de la Syrie, d’après le collectif Familles unies, qui regroupe des proches de ces enfants en France.

Paris rechigne à rapatrier les adultes

Par ailleurs, la France ne souhaite pas rapatrier les adultes, hommes et femmes, estimés à environ 150. Elle les considère comme des complices de l’EI et souhaite leur jugement en territoire Syrien. Concernant les enfants non orphelins, leur situation complique leur rapatriement car l’autorisation de leur mère est indispensable.

Les autorités kurdes appellent régulièrement les pays concernés à rapatrier leurs ressortissants, assurant qu’elles ne pourraient pas les garder beaucoup plus longtemps sur place.

L’année dernière, 517 personnes dont 371 enfants ont perdu la vie dans le camp d’Al-Hol, selon une responsable du Croissant-Rouge kurde dans le camp qui l’a annoncé à la mi-janvier explique Le Figaro.