Tarn-et-Garonne : Il avait affiché «flic suicidé, à moitié pardonné», 4 mois de prison avec sursis


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Le sexagénaire avait qualifié son acte de « boutade » lors de sa garde à vue face aux gendarmes.

Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné un Gilet Jaune âgé de 69 ans à 4 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l’épreuve pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ». En outre, il devra verser 800 euros à titre de dommages et intérêts au syndicat Alliance Police nationale, qui s’est constitué partie civile.

La justice lui reprochait d’avoir inscrit sur la lunette arrière de sa camionnette : « flic suicidé, à moitié pardonné », en lettres noires sur fond jaune. Le message avait été vu sur une manifestation des Gilets jaunes en avril dernier, relate le Metropolitain.

Référence au suicide d’une policière

Cette inscription faisait écho au geste dramatique de la capitaine de police Élisabeth G., dans son bureau du commissariat central à Montpellier, survenu peu de temps auparavant.

À cette période par ailleurs, plusieurs Gilets jaunes avaient entonné : « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan », devant le palais de justice de Montpellier lors du procès de manifestants.


200 policiers rassemblés

Le verdict était attendu avec impatience par les quelque 200 policiers rassemblés ce vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Montauban, à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale.