Tarn-et-Garonne : Libéré de prison grâce au Covid-19, il se rebelle contre des gendarmes et y retourne


Illustration. (PHOTOPQR/LA VOIX DU NORD/MAXPPP)

Sa remise en liberté n’aura duré que 15 jours. « C’est une vraie trahison ! » dira Laurent Czernik, procureur de la République de Montauban.

Ce détenu de la maison d’arrêt de Montauban (Tarn-et-Garonne), âgé de 26 ans, a été libéré le 31 mars dernier à la faveur des ordonnances de la garde des Sceaux destinées limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19 dans les prisons.

Il rentrait dans le cadre des potentiels bénéficiaires de cette mesure : il n’était pas criminel, ni terroriste, ni auteur de violences conjugales, et il n’avait plus que deux mois de prison à purger.

Assigné à résidence, tout bascule 15 jours plus tard

C’est donc ainsi qu’il a été assigné à résidence, le 31 mars, dans un mobil-home disposé sur la propriété de ses parents. Tout semblait se dérouler pour le mieux, malgré le confinement, jusqu’à mardi dernier. Ce jour-là, tout a basculé quand une violente altercation avec sa sœur a éclaté, relate La Dépêche.

Alertés, les gendarmes sont intervenus dans la propriété familiale pour tenter de calmer la situation. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Le jeune homme a laissé éclater sa colère contre les militaires et les outrageant et en leur proférant des menaces. Il s’est aussi rebellé lors de son interpellation.


Retour à la case départ

Placé en garde à vue, il a ensuite fait l’objet d’une comparution immédiate ce jeudi par écran interposé avec les magistrats, depuis une salle du palais de justice. Le jeune homme, dont le casier judiciaire est déjà noirci de sept condamnations, a tenté de s’expliquer : « J’ai eu un comportement inadmissible. Je n’ai pas pu contenir mes émotions », a-t-il déclaré, disant regretter ce qui s’est passé.

Le tribunal l’a finalement condamné à 16 mois de prison, dont six mois de sursis probatoire. Il devra, en outre, purger les deux mois de prison restants de sa précédente condamnation et s’acquitter de 400 euros de dommages et intérêts pour chacun des deux gendarmes parties civiles. Il est donc retourné derrière les barreaux.