Tarn-et-Garonne : Pris dans un guet-apens après un rendez-vous sur Snapchat, un ado roué de coups et dépouillé


Illustration. (Shutterstock)

Un adolescent a été piégé par deux agresseurs qui l’ont roué de coups. Il avait convenu d’un rendez-vous via Internet, pour vendre une cartouche de cigarettes à un « client ».


La violente agression s’est produite le 6 mars dans la soirée, à Moissac (Tarn-et-Garonne). Un adolescent de 17 ans avait proposé une cartouche de cigarettes sur le réseau social Snapchat et un potentiel client y avait répondu.

À heure dite, l’adolescent s’est présenté au rendez-vous, au pied d’un immeuble du quartier du Sarlac.

Deux agresseurs aux visages dissimulés

À peine est-il arrivé sur place que deux individus aux visages dissimulés ont fondu sur lui. L’adolescent a tenté de s’enfuir, sans succès.

Rattrapé, il a été roué de coups et dépouillé de son sac à dos contenant la cartouche de cigarettes, une console de jeux vidéos avec un jeu et un casque.


4 jours d’ITT

Les agresseurs ont pris la fuite en laissant leur victime bien amochée sur place.

L’adolescent, qui souffrait d’une fracture du nez et de plusieurs ecchymoses au visage, s’est vu délivrer 4 jours d’incapacité totale de travail (ITT), relate La Dépêche. Une enquête a été ouverte et confiée aux gendarmes de Moissac.

Les suspects identifiés

Simplement à l’aide du pseudonyme Snapchat du faux acheteur, les enquêteurs sont parvenus à découvrir un numéro de téléphone puis à identifier son détenteur.

Ils ont ainsi pu interpeller et placer en garde à vue deux habitants de Moissac, âgés de 16 et 17 ans, mercredi. Un jeune homme âgé de 18 ans, soupçonné d’être le commanditaire, a aussi été arrêté.

Face à la justice

Le trio a fini par passer aux aveux. Une quatrième interpellation a eu lieu pour recel, visant l’acheteur de la console de jeux volée. Il s’agit d’un jeune homme de 20 ans.

Au terme de leur garde à vue, les mineurs devaient être mis en examen par le juge des enfants. Le majeur comparaîtra devant le tribunal correctionnel. Quant au receleur, il a fait l’objet d’une composition pénale devant le délégué du procureur.