Tentative de meurtre par deux militaires de la DGSE : deux nouvelles mises en examen dont un militaire


Illustration. (photo Ian Langsdon/EPA/MaxPPP)

Un troisième militaire de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a été mis en examen dans ce dossier sensible.

Deux militaires rattachés à la DGSE ont déjà été mis en examen puis écroués dans cette affaire. Au total, cinq suspects sont désormais poursuivis dans cette enquête et quatre ont été placés en détention provisoire.

Tout a débuté lors de l’interpellation de deux hommes à Créteil (Val-de-Marne) dans la nuit du 23 au 24 juillet dernier. Ces derniers âgés de 25 et 28 ans, affectés au centre parachutiste d’entraînement spécialisé de Saran (Loiret), ont été interpellés à bord d’un véhicule volé avec plusieurs armes dont un revolver et plusieurs couteaux de dotation de l’armée détaille Le Parisien. Une fausse plaque d’immatriculation était mal accrochée sur le véhicule. Les deux mis en cause sont des militaires du rang affectés à la compagnie de commandement et de logistique (CCL).

« Un projet criminel au préjudice d’une femme »

Dans un communiqué, le parquet a indiqué que ces deux militaires « semblaient s’apprêter à mettre à exécution un projet criminel au préjudice d’une femme âgée de 54 ans ». Deux jours plus tard, un troisième suspect qui travaille dans le domaine de la sécurité privée a été interpellé à son tour. Il a lui aussi été incarcéré.

L’enquête a connu un nouveau rebondissement la semaine dernière. Deux autres personnes ont été interpellées, dont un militaire lui aussi rattaché au centre de Saran. Les suspects ont été mis en examen lundi pour « complicité de tentative d’homicide volontaire en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits punis de 10 ans d’emprisonnement ». L’un d’eux l’a aussi été pour « recel en bande organisée de vol » et le second pour « transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B en réunion ». Le militaire a été laissé libre sous contrôle judiciaire.


Le centre dans lequel les trois militaires travaillaient est l’un des trois en France du service action de la DGSE, en charge des opérations clandestines. Les autres centres se trouvent à Quelerm, près de Brest, et à l’Esplira-de-l’Agly (Pyrénées-Orientales).