🇫🇷 #Terrorisme 20% des combattants français en zone irako-syrienne percevaient encore leurs allocations sociales.

par Y.C.
Des militants de l'EI paradent dans les rues de Raqqa en Syrie. (30 juin 2014)

Affaiblir l’EI en frappant ses combattants au portefeuille : c’est l’objectif d’un groupe entier de la brigade criminelle qui s’est spécialisée dans ce domaine précis, depuis 2008. Et les policiers ont fait des découvertes stupéfiantes.

● Les policiers de la brigade criminelle passent tout au peigne fin et n’hésitent pas à utiliser toutes les techniques habituellement mise en place pour traquer des escroqueries ou autre abus de confiance.

Les revers de l’EI ces derniers mois en Syrie et en Irak a obligé l’organisation a restreindre son budget envers ses combattants, toujours obligés a payer leur logement, nourriture ou encore équipements explique Le Figaro.

« Les familles et les entourages restés en France sont donc sollicités pour faire acheminer de l’argent frais. » explique l’un des policiers cité par le quotidien.

Les parents de ces combattants français se chargeaient de leur envoyer l’argent des allocations

● Les enquêteurs de la brigade criminelle se sont aperçus que 20% des combattants français de l’EI se trouvant en zone irako-syrienne percevaient toujours des allocations sociales. Ce sont leurs parents, munis de leurs cartes avec photos, qui se chargeaient « de percevoir les fonds venant de Pôle emploi ou de la caisse d’allocation familiale avant de les renvoyer par mandat, en direction des zones de combat via la Turquie notamment » selon ce même policier.

Mais ce n’est pas tout. Les policiers ont également fait la lumière sur des escroqueries à la vente par correspondance. Il s’agit de kits afin de fabriquer de faux dossiers de crédit à la consommation. Un style de méthode qu’avait utilisé Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher. Le terroriste avait financé son armement en montant des dossiers chez Cofidis rappelle Le Figaro.

Un montant global de 2 millions d’euros

● Selon les informations du journal, 420 virements frauduleux ont été repérés en 2016. La brigade criminelle a également mis au grand jour une « tentaculaire » affaire internationale de collecteurs de fonds servant à alimenter l’EI. Depuis 2015, les enquêteurs, aidés par la DGSI notamment, ont identifié « pas moins de 210 collecteurs turcs mais également libanais ».

● Le montant global de ce gigantesque trafic serait égal à un montant de plus de 2 millions d’euros. 500.000 euros proviendraient de France, entre mi-2012 et mi-2017.

Toujours selon Le Figaro, 190 expéditeurs français ont été identifiés. Concernant les aides indûment perçues, le quotidien indique que les policiers ont pris soin de joindre les organismes sociaux, afin que ces derniers mettent fin aux versements.

● Ces derniers mois, l’EI a nettement reculé en Syrie, alors que Raqqa, longtemps considérée comme la capitale du groupe, a été reprise par les forces arabo-kurdes il y a seulement quelques jours. Un nouveau net revers pour l’EI, qui ne dispose plus non plus de son commerce de coton et de pétrole.

Actu17.