🇫🇷 Terrorisme : 4 hommes mis en examen avaient préparé une attaque pour le 17 novembre.

par Y.C.
Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Cinq hommes avaient été placés en garde à vue mardi dernier par les policiers de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT). Quatre ont été mis en examen, ils voulaient commettre un attentat le 17 novembre. L’un décrit comme « très radicalisé » était déjà incarcéré.

Le projet terroriste ne sera pas allé jusqu’à son terme mais il montre que la menace est toujours bien présente en France. Trois individus ont été interpellés à Saint-Étienne (Loire) mardi dernier par la SDAT avant d’être placés en garde à vue.

Il s’agit de deux frères de 23 et 35 ans, ainsi qu’un autre homme âgé de 52 ans. Deux autres suspects avaient été extraits de leur cellule de prison pour être également placés en garde à vue. L’un d’entre-eux, le « mentor » du groupe selon le journal Le Parisien qui révèle ces informations, est « très radicalisé ».

Âgé de 25 ans, il a déjà été mis en examen il y a un an et demi dans une autre affaire de terrorisme. L’homme originaire de la région lyonnaise communiqué avec les autres suspects avec un téléphone portable, depuis sa cellule.

L’un des suspects cherchait à se procurer une Kalachnikov

Des perquisitions ont été menées aux domiciles des gardés à vue. Les policiers ont découvert une arme de chasse et 7 cartouches. L’un des deux frères cherchait par ailleurs à se procurer un fusil Kalachnikov. Un ordinateur, plusieurs tablettes, et une clef USB contenant de la documentation appartenant à l’EI ont également été saisis.

L’un des suspects a déclaré en garde à vue qu’il soutenait Al-Qaïda, un second mis en cause a expliqué qu’il voulait rejoindre le Yemen. Toujours selon l’un des gardés à vue, il souhaitait profiter de la mobilisation des Gilets jaunes et des forces de l’ordre, pour commettre un braquage.

« Ça va saigner le 17 novembre »

Une version qui n’a pas convaincu les juges antiterroristes qui n’ont pas de doute sur le fait que les suspects voulaient commettre un attentat terroriste en France. « Ça va saigner le 17 novembre » avait écrit par SMS à sa fiancée, quelques jours avant l’opération de police ayant conduit aux 5 interpellations.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire le 31 août pour « des velléités de départ en zone de djihad et l’évocation imprécise d’un projet de passage à l’acte violent ».

4 suspects mis en examen et écroués

Les deux frères et les deux suspects extraits de prison ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et ont été placés en détention provisoire. Le cinquième suspect âgé de 52 ans n’a quant à lui pas été mise en examen.